Au premier jour de la campagne officielle pour le scrutin du 12 décembre, le chef des conservateurs a accusé Jeremy Corbyn de détester "si viscéralement le profit qu'il va détruire les bases mêmes de la prospérité de notre pays". Les travaillistes "prétendent que leur haine n'est dirigée que contre certains milliardaires, qu'ils pointent du doigt avec un plaisir revanchard qu'on n'avait plus vu depuis que Staline a persécuté les koulaks", a ajouté Boris Johnson, en référence aux paysans aisés décimés sous le régime stalinien. Dans sa tribune, Boris Johnson oppose sa volonté "d'encourager les dizaines de milliers d'entreprises britanniques, qu'elles soient grandes ou petites" à celle du parti travailliste d'"assommer tout le monde sous les impôts". Le programme de Jeremy Corbyn est l'un des plus à gauche qu'ait connu le Royaume-Uni ces dernières années. Y figurent notamment la renationalisation de nombreuses entreprises, une hausse du salaire minimal et l'abaissement de la durée moyenne du travail hebdomadaire à 32 heures, mesures qui doivent être financées par une hausse des impôts sur les plus riches. Les travaillistes vont "freiner les affaires, freiner les investissements et, pire que tout, freiner le Brexit", a accusé Boris Johnson. Le leader travailliste a immédiatement répliqué sur son compte Twitter : "Les absurdités que peuvent sortir les ultra-riches pour éviter de payer un peu plus d'impôts..." (Belga)