Le chef de l'État lui-même a annoncé ce changement lors d'une conférence de presse au Palais du Planalto à Brasilia, flanqué du sortant, le général de réserve Floriano Peixoto, et de son successeur, l'avocat et ex-policier militaire Jorge Antonio de Oliveira Francisco. "Nous avons une pleine confiance dans son travail", a dit au sujet de l'arrivant M. Bolsonaro, "de même nous avons eu confiance dans le travail de Peixoto". Contrairement aux trois ministres ayant quitté le gouvernement avant lui, le général Peixoto n'a pas été limogé, mais son changement d'affectation équivaut de facto à une rétrogradation. Il va prendre la tête de l'entreprise publique Correios, dont Jair Bolsonaro vient de limoger le patron, le général Juarez Cunha, qui s'était dit opposé à la privatisation de la poste. La semaine dernière, M. Bolsonaro a limogé le général de réserve Carlos Alberto dos Santos Cruz, ministre du Secrétariat du gouvernement. Celui-ci avait été la cible d'une virulente campagne de la part de l'un des fils du président, Carlos Bolsonaro, conseiller municipal de Rio, dans un contexte de polémiques idéologiques incessantes entre les militaires et l'aile de l'ultra-droite au pouvoir. Le général Santos Cruz n'a d'ailleurs pas mâché ses mots dans un entretien publié vendredi par la revue Época, au sujet d'une administration qui accumule les controverses et les couacs de communication. "Si on analyse toutes les absurdités qu'on vient de vivre, c'est impressionnant", a-t-il dit. "C'est un show de stupidités. Cela nous empêche de nous concentrer sur ce qui est important". Auparavant, Jair Bolsonaro avait remercié en avril le ministre de l'Éducation Ricardo Velez, après une avalanche de conflits au sein de son ministère, et en février celui du Secrétariat de la Présidence Gustavo Bebianno. (Belga)