Le décret, qui doit paraître jeudi au Journal officiel, suspend l'utilisation des brûlis durant les deux prochains mois sur tout le territoire national, tout en maintenant certaines exceptions, selon des sources gouvernementales citées par les médias brésiliens. Le code forestier autorise certains brûlis avec l'autorisation des organismes de contrôle. M. Bolsonaro fait face à une pression croissante, à l'intérieur et à l'étranger, après la multiplication des incendies en Amazonie, plus grande forêt tropicale du monde. Ils sont loin d'être "sous contrôle", contrairement aux affirmations du gouvernement: 1.044 nouveaux départs de feu ont été constatés mardi dans tout le Brésil, dont plus de 50% en Amazonie, a indiqué mercredi l'Institut national de recherche spatiale (INPE). Le nombre de feux depuis janvier dans le pays (83.329), est le plus élevé depuis 2010, selon l'INPE. Ils sont souvent provoqués par des agriculteurs ou éleveurs de bovins qui veulent plus de terres et que la politique du gouvernement actuel encourage. Le gouvernement a déployé plus de 3.900 hommes, des centaines de véhicules et 18 avions dont deux bombardiers d'eau Hercules, selon des données du ministère de la Défense citées par les médias locaux. (Belga)