"Il a été constaté la mort par balle de M. Dayvi Posto Cusi, 31 ans. Nous demandons une enquête aux autorités", a déclaré un porte-parole de cet organe dont la mission est de protéger les droits et libertés des Boliviens. Ce décès porte à 25 le nombre de morts dans des violences survenues depuis un mois que la Bolivie est plongée dans une très grave crise politique. Selon les médias boliviens, entre trois et cinq personnes ont été blessées lors de ces échauffourées qui ont éclaté lorsque des partisans de l'ancien président Evo Morales se sont mis à jeter des pierres et des détonateurs de dynamite en direction de l'usine de combustible de Senkata, à El Alto, ville-jumelle de La Paz. Peu avant, la police et l'armée étaient intervenues pour débloquer l'accès de la raffinerie occupée depuis un peu moins d'une semaine par des manifestants, une occupation qui avait occasionnée une grave pénurie de carburants à La Paz. Les manifestants entendaient exprimer leur rejet de Jeanine Añez, la présidente par intérim de la Bolivie qui a pris les rennes du pays andin le 12 novembre, 48 heures après la démission d'Evo Morales. Plusieurs dizaines de camions-citerne ont pu sortir de la raffinerie dans la matinée, chargés d'essence et de gaz de pétrole liquéfié (gpl), pour aller approvisionner les stations-service de La Paz. (Belga)