A bord d'une caravane d'une centaine de véhicules, il a parcouru sur des routes construites pour la plupart durant ses trois mandats (2006-2019) quelque 1.200 km depuis Villazon (sud), après avoir traversé à pied la frontière avec l'Argentine où il s'est exilé pendant 11 mois. Des milliers de paysans ou de mineurs, presque tous indigènes - avec 41% des 11,5 millions d'habitants la Bolivie est l'un des pays d'Amérique latine qui compte la plus grande population indigène - ont attendu pendant des heures dans les différentes villes traversées par la caravane, répétant à chaque fois la même chose : "Evo est comme nous". Le chef aymara n'a pu cacher son émotion lorsqu'il s'est rendu à Isallave, près de la ville rurale d'Orinoca, dans la maison en pisé au toit de chaume où il est né il y a 61 ans. "Il faut toujours revenir à ses racines pour renforcer son ajayu (âme)", y a déclaré l'ancien président. Mercredi depuis l'aube, des milliers de personnes se sont massées dans la localité de Chimoré, dans le département de Cochabamba (centre), où Evo Morales doit retrouver son dauphin et successeur Luis Arce, élu à la présidence le 18 octobre, pour un grand rassemblement final. La route est saturée de véhicules et beaucoup ont dû marcher plus de 10 km pour s'y rendre. (Belga)

A bord d'une caravane d'une centaine de véhicules, il a parcouru sur des routes construites pour la plupart durant ses trois mandats (2006-2019) quelque 1.200 km depuis Villazon (sud), après avoir traversé à pied la frontière avec l'Argentine où il s'est exilé pendant 11 mois. Des milliers de paysans ou de mineurs, presque tous indigènes - avec 41% des 11,5 millions d'habitants la Bolivie est l'un des pays d'Amérique latine qui compte la plus grande population indigène - ont attendu pendant des heures dans les différentes villes traversées par la caravane, répétant à chaque fois la même chose : "Evo est comme nous". Le chef aymara n'a pu cacher son émotion lorsqu'il s'est rendu à Isallave, près de la ville rurale d'Orinoca, dans la maison en pisé au toit de chaume où il est né il y a 61 ans. "Il faut toujours revenir à ses racines pour renforcer son ajayu (âme)", y a déclaré l'ancien président. Mercredi depuis l'aube, des milliers de personnes se sont massées dans la localité de Chimoré, dans le département de Cochabamba (centre), où Evo Morales doit retrouver son dauphin et successeur Luis Arce, élu à la présidence le 18 octobre, pour un grand rassemblement final. La route est saturée de véhicules et beaucoup ont dû marcher plus de 10 km pour s'y rendre. (Belga)