"C'est triste, c'est comme si ce pays avait été envoûté. Ce sont 62 milliards (environ 95 millions d'euros) qui ont été détournés", a déclaré M. Vaz vendredi soir lors d'une réception offerte par le ministre de l'Intérieur, Botché Candé. Selon lui, ce sont de telles pratiques qui l'ont conduit à limoger en août 2015 le gouvernement de M. Pereira, chef du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir), auquel tous deux appartiennent. L'entourage de M. Pereira n'a pas souhaité réagir dans l'immédiat. "Quand j'ai dénoncé pour la première fois la corruption dans l'appareil d'Etat, des gens m'ont reproché de n'avoir présenté aucune preuve. Je ne me suis pas précipité car chaque chose en son temps", a ajouté le président. "Aujourd'hui, les preuves existent", a déclaré M. Vaz, visiblement en colère, qui avait apporté un volumineux dossier dans lequel se trouvaient selon lui des justificatifs, sans indication sur leur provenance. "Où sont passées les recettes des douanes et des impôts qui en temps normal, rapportent 4 à 5 milliards de FCFA (6 à 7,6 millions d'euros, NDLR) par mois?" a-t-il insisté. "Les auteurs de ces malversations doivent répondre de leurs actes. Même le président doit répondre devant la justice", a poursuivi M. Vaz, soulignant qu'une commission anticorruption avait été créée. (Belga)

"C'est triste, c'est comme si ce pays avait été envoûté. Ce sont 62 milliards (environ 95 millions d'euros) qui ont été détournés", a déclaré M. Vaz vendredi soir lors d'une réception offerte par le ministre de l'Intérieur, Botché Candé. Selon lui, ce sont de telles pratiques qui l'ont conduit à limoger en août 2015 le gouvernement de M. Pereira, chef du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir), auquel tous deux appartiennent. L'entourage de M. Pereira n'a pas souhaité réagir dans l'immédiat. "Quand j'ai dénoncé pour la première fois la corruption dans l'appareil d'Etat, des gens m'ont reproché de n'avoir présenté aucune preuve. Je ne me suis pas précipité car chaque chose en son temps", a ajouté le président. "Aujourd'hui, les preuves existent", a déclaré M. Vaz, visiblement en colère, qui avait apporté un volumineux dossier dans lequel se trouvaient selon lui des justificatifs, sans indication sur leur provenance. "Où sont passées les recettes des douanes et des impôts qui en temps normal, rapportent 4 à 5 milliards de FCFA (6 à 7,6 millions d'euros, NDLR) par mois?" a-t-il insisté. "Les auteurs de ces malversations doivent répondre de leurs actes. Même le président doit répondre devant la justice", a poursuivi M. Vaz, soulignant qu'une commission anticorruption avait été créée. (Belga)