Les militants pour le rétablissement de la démocratie avaient appelé à de nouvelles manifestations samedi, jour où l'armée organise tous les ans un gigantesque défilé devant le chef de l'armée, désormais à la tête de la junte, le général Min Aung Hlaing. Les Nations Unies ont estimé le nombre de morts de samedi à 107 personnes - dont sept enfants - mais s'attendent à ce que ce bilan augmente encore. Les médias locaux font état de 114 morts. Un précédent bilan faisait état d'au moins 90 morts. "Les actions honteuses, lâches et brutales de l'armée et de la police - qui ont été filmées en train de tirer sur des manifestants alors qu'ils fuyaient et qui n'ont même pas épargné les jeunes enfants - doivent être immédiatement stoppées", ont déclaré deux hautes responsables de l'ONU, Michelle Bachelet et Alice Wairimu Nderitu, dans une déclaration commune. Le nombre de morts depuis le coup d'Etat du 1er février est passé à au moins 423, selon l'AAPP, une ONG locale qui recense le nombre des morts depuis le putsch. Dimanche, les Birmans sont une nouvelle fois descendus dans les rues de Rangoon et d'autres villes pour réclamer le retour à la démocratie, et de nombreuses funérailles devaient avoir lieu à travers le pays, qui se remet de sa journée la plus sanglante depuis le putsch. Les chefs des forces de défense de 12 pays, dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Japon et l'Allemagne, ont condamné dans la nuit de samedi à dimanche l'utilisation de la force par l'armée birmane contre des civils "non armés". "Une armée professionnelle suit les normes internationales de conduite et a la responsabilité de protéger le peuple qu'elle sert, non de lui nuire", indiquent-ils dans un rare communiqué conjoint. Le secrétaire d'État américain Antony Blinken s'est dit "horrifié" par la "terreur" que font régner les militaires birmans. Son homologue britannique Dominic Raab a estimé que la junte avait franchi un "nouveau palier" dans la répression. L'armée a utilisé des balles réelles dans plus de 40 cantons de neuf régions, y compris à Rangoun, la plus grande ville du pays, selon l'AAPP. "Les forces de la junte ont tiré à l'arme automatique sur les zones résidentielles, tuant de nombreux civils, dont six enfants entre dix et seize ans", a déclaré l'ONG. "Le fait que le régime militaire illégitime vise les enfants est un acte d'inhumanité grave". Parallèlement, un groupe de rebelles armés de la minorité ethnique des Karens, l'Union nationale karen, a affirmé avoir été bombardé par des chasseurs de la junte dans l'est samedi, quelques heures après que le groupe rebelle s'est emparé d'une base militaire. (Belga)

Les militants pour le rétablissement de la démocratie avaient appelé à de nouvelles manifestations samedi, jour où l'armée organise tous les ans un gigantesque défilé devant le chef de l'armée, désormais à la tête de la junte, le général Min Aung Hlaing. Les Nations Unies ont estimé le nombre de morts de samedi à 107 personnes - dont sept enfants - mais s'attendent à ce que ce bilan augmente encore. Les médias locaux font état de 114 morts. Un précédent bilan faisait état d'au moins 90 morts. "Les actions honteuses, lâches et brutales de l'armée et de la police - qui ont été filmées en train de tirer sur des manifestants alors qu'ils fuyaient et qui n'ont même pas épargné les jeunes enfants - doivent être immédiatement stoppées", ont déclaré deux hautes responsables de l'ONU, Michelle Bachelet et Alice Wairimu Nderitu, dans une déclaration commune. Le nombre de morts depuis le coup d'Etat du 1er février est passé à au moins 423, selon l'AAPP, une ONG locale qui recense le nombre des morts depuis le putsch. Dimanche, les Birmans sont une nouvelle fois descendus dans les rues de Rangoon et d'autres villes pour réclamer le retour à la démocratie, et de nombreuses funérailles devaient avoir lieu à travers le pays, qui se remet de sa journée la plus sanglante depuis le putsch. Les chefs des forces de défense de 12 pays, dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Japon et l'Allemagne, ont condamné dans la nuit de samedi à dimanche l'utilisation de la force par l'armée birmane contre des civils "non armés". "Une armée professionnelle suit les normes internationales de conduite et a la responsabilité de protéger le peuple qu'elle sert, non de lui nuire", indiquent-ils dans un rare communiqué conjoint. Le secrétaire d'État américain Antony Blinken s'est dit "horrifié" par la "terreur" que font régner les militaires birmans. Son homologue britannique Dominic Raab a estimé que la junte avait franchi un "nouveau palier" dans la répression. L'armée a utilisé des balles réelles dans plus de 40 cantons de neuf régions, y compris à Rangoun, la plus grande ville du pays, selon l'AAPP. "Les forces de la junte ont tiré à l'arme automatique sur les zones résidentielles, tuant de nombreux civils, dont six enfants entre dix et seize ans", a déclaré l'ONG. "Le fait que le régime militaire illégitime vise les enfants est un acte d'inhumanité grave". Parallèlement, un groupe de rebelles armés de la minorité ethnique des Karens, l'Union nationale karen, a affirmé avoir été bombardé par des chasseurs de la junte dans l'est samedi, quelques heures après que le groupe rebelle s'est emparé d'une base militaire. (Belga)