Les autorités du pays doivent "poursuivre le processus visant au retrait des militaires de la vie politique", en engageant une révision de la Constitution en ce sens, d'après le rapport final de la Mission d'établissement des faits de l'ONU sur la Birmanie. Malgré l'arrivée au pouvoir en 2016 du gouvernement civil de la Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, l'armée conserve une place centrale dans le régime politique birman. Elle contrôle trois ministères régaliens, la Défense, l'Intérieur et les Frontières. Elle supervise l'attribution d'un quart des sièges au Parlement, ce qui lui permet de bloquer tout amendement constitutionnel qui limiterait ses pouvoirs. Les enquêteurs de l'ONU réclament aussi le limogeage des chefs militaires, demandant, comme ils l'avaient déjà fait dans un rapport d'étape fin août, que le chef de l'armée, Min Aung Hlaing, et cinq autres hauts gradés soient poursuivis pour "génocide", "crimes contre l'humanité" et "crimes de guerre". (Belga)

Les autorités du pays doivent "poursuivre le processus visant au retrait des militaires de la vie politique", en engageant une révision de la Constitution en ce sens, d'après le rapport final de la Mission d'établissement des faits de l'ONU sur la Birmanie. Malgré l'arrivée au pouvoir en 2016 du gouvernement civil de la Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, l'armée conserve une place centrale dans le régime politique birman. Elle contrôle trois ministères régaliens, la Défense, l'Intérieur et les Frontières. Elle supervise l'attribution d'un quart des sièges au Parlement, ce qui lui permet de bloquer tout amendement constitutionnel qui limiterait ses pouvoirs. Les enquêteurs de l'ONU réclament aussi le limogeage des chefs militaires, demandant, comme ils l'avaient déjà fait dans un rapport d'étape fin août, que le chef de l'armée, Min Aung Hlaing, et cinq autres hauts gradés soient poursuivis pour "génocide", "crimes contre l'humanité" et "crimes de guerre". (Belga)