Devant le Conseil des droits de l'homme, la Haute commissaire Michelle Bachelet a dénoncé des disparitions, des déplacements massifs, des exécutions extrajudiciaires, des détentions et des arrestations arbitraires, des destructions de maisons ou encore de la torture. Les victimes civiles sont aussi en augmentation, a-t-elle déploré. Le Nord de l'Etat de Rakhine reste quasiment fermé aux organisations indépendantes. Des images satellitaires et des témoins ont affirmé que des zones entières avaient été brûlées, une allégation démentie par le gouvernement. Mme Bachelet souhaite une investigation et dénonce également la reclassification de territoires où se trouvait auparavant la minorité musulmane des Rohingyas, dont environ un million se sont enfuis vers le Bangladesh. Des violences ont rendu le défi de rapatrier ces personnes "plus difficile", a affirmé de son côté le représentant birman auprès de l'ONU à Genève. La Haute commissaire a aussi ciblé la poursuite de restrictions contre les défenseurs des droits humains ou les opposants. La situation est "décevante" et les élections de novembre constituent une possibilité "importante" pour toutes les parties de montrer leur engagement pour la démocratie. Mme Bachelet a déploré que la vaste majorité des Rohingyas ne puissent ni voter ni se présenter au scrutin. Depuis 2017, les violences ont fait au moins 10.000 victimes dans ce que plusieurs acteurs internationaux, dont la Mission d'établissement des faits, ont considéré comme un génocide présumé. Fin janvier, la Cour internationale de justice (CIJ) avait décidé de "mesures urgentes" que le gouvernement devait appliquer. (Belga)

Devant le Conseil des droits de l'homme, la Haute commissaire Michelle Bachelet a dénoncé des disparitions, des déplacements massifs, des exécutions extrajudiciaires, des détentions et des arrestations arbitraires, des destructions de maisons ou encore de la torture. Les victimes civiles sont aussi en augmentation, a-t-elle déploré. Le Nord de l'Etat de Rakhine reste quasiment fermé aux organisations indépendantes. Des images satellitaires et des témoins ont affirmé que des zones entières avaient été brûlées, une allégation démentie par le gouvernement. Mme Bachelet souhaite une investigation et dénonce également la reclassification de territoires où se trouvait auparavant la minorité musulmane des Rohingyas, dont environ un million se sont enfuis vers le Bangladesh. Des violences ont rendu le défi de rapatrier ces personnes "plus difficile", a affirmé de son côté le représentant birman auprès de l'ONU à Genève. La Haute commissaire a aussi ciblé la poursuite de restrictions contre les défenseurs des droits humains ou les opposants. La situation est "décevante" et les élections de novembre constituent une possibilité "importante" pour toutes les parties de montrer leur engagement pour la démocratie. Mme Bachelet a déploré que la vaste majorité des Rohingyas ne puissent ni voter ni se présenter au scrutin. Depuis 2017, les violences ont fait au moins 10.000 victimes dans ce que plusieurs acteurs internationaux, dont la Mission d'établissement des faits, ont considéré comme un génocide présumé. Fin janvier, la Cour internationale de justice (CIJ) avait décidé de "mesures urgentes" que le gouvernement devait appliquer. (Belga)