La Birmanie est aux prises avec des luttes armées de plusieurs minorités ethniques à travers le pays. Mais ces derniers mois, les affrontements entre les soldats birmans et l'Armée de l'Arakan (Arakan Army, AA, indépendantistes arakanais de l'Etat de Rakhine) redoublent d'intensité. Selon Amnesty, l'ordre a été donné d'"écraser" cette milice. Mais l'armée birmane outrepasserait cet objectif. Amnesty International indique ainsi avoir recensé sept attaques illégales qui ont fait 14 morts et 29 blessés parmi les civils. Il s'agit pour la plupart d'attaques menées sans discrimination et certaines constituent sans doute des attaques directes sur des civils. Les communautés rakhines ne sont pas les seuls visées. La minorité Rohingya n'est à nouveau pas épargnée. Ainsi, le 3 avril dernier, un hélicoptère de l'armée a ouvert le feu sur des paysans rohingyas, tuant au moins six hommes et garçons. Par ailleurs, sept cas d'arrestations arbitraires ont été recensés par l'ONG depuis janvier dernier ainsi que six cas de disparitions forcées depuis la mi-février. Si l'armée birmane est responsable de l'immense majorité des violations des droits humains, le rapport montre que l'armée d'Arakan commet également des exactions, notamment des enlèvements. Pour Amnesty International, la Cour Pénale Internationale (CPI) doit être saisie de toute urgence de la situation. (Belga)

La Birmanie est aux prises avec des luttes armées de plusieurs minorités ethniques à travers le pays. Mais ces derniers mois, les affrontements entre les soldats birmans et l'Armée de l'Arakan (Arakan Army, AA, indépendantistes arakanais de l'Etat de Rakhine) redoublent d'intensité. Selon Amnesty, l'ordre a été donné d'"écraser" cette milice. Mais l'armée birmane outrepasserait cet objectif. Amnesty International indique ainsi avoir recensé sept attaques illégales qui ont fait 14 morts et 29 blessés parmi les civils. Il s'agit pour la plupart d'attaques menées sans discrimination et certaines constituent sans doute des attaques directes sur des civils. Les communautés rakhines ne sont pas les seuls visées. La minorité Rohingya n'est à nouveau pas épargnée. Ainsi, le 3 avril dernier, un hélicoptère de l'armée a ouvert le feu sur des paysans rohingyas, tuant au moins six hommes et garçons. Par ailleurs, sept cas d'arrestations arbitraires ont été recensés par l'ONG depuis janvier dernier ainsi que six cas de disparitions forcées depuis la mi-février. Si l'armée birmane est responsable de l'immense majorité des violations des droits humains, le rapport montre que l'armée d'Arakan commet également des exactions, notamment des enlèvements. Pour Amnesty International, la Cour Pénale Internationale (CPI) doit être saisie de toute urgence de la situation. (Belga)