Suu Kyi, 76 ans, a demandé à la cour que son procès se tienne une semaine sur deux car y assister presque tous les jours la "fatigue beaucoup" et joue sur sa santé, a expliqué à l'AFP Khin Maung Zaw. Le tribunal se prononcera sur cette requête la semaine prochaine. La lauréate du prix Nobel de la paix 1991 est jugée depuis juin pour violation des restrictions sanitaires liées au Covid-19, importation illégale de talkies-walkies, incitation aux troubles publics, corruption et sédition. Elle encourt de longues années de prison si elle est reconnue coupable, de nombreux observateurs dénonçant un procès politique dans le but de neutraliser l'ex-icône de la démocratie, grande gagnante des élections de 2015 et de 2020. Le putsch militaire du 1er février a mis fin à une brève parenthèse démocratique d'une décennie dans le pays. Depuis, l'armée mène une répression sanglante avec plus de 1.100 civils tués et quelque 7.000 en détention, selon une ONG locale, l'Association d'assistance aux prisonniers politiques (AAPP), qui rapporte des cas de tortures, de viols et d'exécutions extra-judiciaires. Les affrontements entre la junte et ses opposants, des milices citoyennes déployées à travers le pays, se sont encore intensifiés, l'ONG Asian Network for Free Elections (ANFREL) comptabilisant "60 attaques à la bombe la semaine dernière", d'après un communiqué publié lundi. Les efforts diplomatiques déployés sous l'égide de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean) n'ont pas permis d'avancer. Erywan Yusof, vice-ministre des Affaires étrangères du Brunei, désigné envoyé spécial de l'Asean après d'âpres négociations, a demandé à se rendre en Birmanie et à y rencontrer toutes les parties. Aucune date n'a été communiquée par les autorités birmanes pour cette visite et il ne sera très probablement pas autorisé à voir Aung San Suu Kyi, assignée à résidence depuis huit mois, a fait savoir à l'AFP un porte-parole de la junte. (Belga)

Suu Kyi, 76 ans, a demandé à la cour que son procès se tienne une semaine sur deux car y assister presque tous les jours la "fatigue beaucoup" et joue sur sa santé, a expliqué à l'AFP Khin Maung Zaw. Le tribunal se prononcera sur cette requête la semaine prochaine. La lauréate du prix Nobel de la paix 1991 est jugée depuis juin pour violation des restrictions sanitaires liées au Covid-19, importation illégale de talkies-walkies, incitation aux troubles publics, corruption et sédition. Elle encourt de longues années de prison si elle est reconnue coupable, de nombreux observateurs dénonçant un procès politique dans le but de neutraliser l'ex-icône de la démocratie, grande gagnante des élections de 2015 et de 2020. Le putsch militaire du 1er février a mis fin à une brève parenthèse démocratique d'une décennie dans le pays. Depuis, l'armée mène une répression sanglante avec plus de 1.100 civils tués et quelque 7.000 en détention, selon une ONG locale, l'Association d'assistance aux prisonniers politiques (AAPP), qui rapporte des cas de tortures, de viols et d'exécutions extra-judiciaires. Les affrontements entre la junte et ses opposants, des milices citoyennes déployées à travers le pays, se sont encore intensifiés, l'ONG Asian Network for Free Elections (ANFREL) comptabilisant "60 attaques à la bombe la semaine dernière", d'après un communiqué publié lundi. Les efforts diplomatiques déployés sous l'égide de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean) n'ont pas permis d'avancer. Erywan Yusof, vice-ministre des Affaires étrangères du Brunei, désigné envoyé spécial de l'Asean après d'âpres négociations, a demandé à se rendre en Birmanie et à y rencontrer toutes les parties. Aucune date n'a été communiquée par les autorités birmanes pour cette visite et il ne sera très probablement pas autorisé à voir Aung San Suu Kyi, assignée à résidence depuis huit mois, a fait savoir à l'AFP un porte-parole de la junte. (Belga)