La santé de la lauréate du prix Nobel de la paix 1991, assignée à résidence depuis le coup d'Etat de février après avoir été privée de liberté pendant des années sous les précédents régimes militaires, est suivie de près en Birmanie. Lundi, souffrant du "mal des transports" lors de son transfert au tribunal, elle n'avait pas assisté à la reprise de son procès, reporté depuis plusieurs semaines à cause de l'épidémie de coronavirus. Mardi, l'audience a été une nouvelle fois reportée car deux témoins de l'accusation ne se sont pas présentés. Le gouvernement élu d'Aung San Suu Kyi a été renversé le 1er février par l'armée qui a mis fin à une parenthèse démocratique de 10 ans. Depuis, les militaires mènent une répression sanglante contre leurs opposants avec près de 1.100 civils tués et quelque 6.500 en détention, selon une ONG locale, l'Association d'assistance aux prisonniers politiques (AAPP), qui rapporte des cas de tortures, de viols et d'exécutions extra-judiciaires. La junte a lancé toute une série de poursuites contre Aung San Suu Kyi inculpée pour corruption, sédition, violation d'une loi sur les secrets d'Etat, non respect des restrictions liées au coronavirus... D'après de nombreux observateurs, ces accusations sont uniquement motivées par des considérations politiques: neutraliser Aung San Suu Kyi, icône de la démocratie sous les précédents régimes militaires et grande gagnante des élections de 2015 et de 2020. L'ex-dirigeante pourrait être engluée pendant des années dans ces procédures judiciaires et encourt de longues années de prison si elle est reconnue coupable. L'armée a justifié son retour au pouvoir en alléguant des fraudes lors des législatives de novembre, remportées massivement par le parti d'Aung San Suu Kyi. Après avoir annulé ce scrutin, elle a promis la tenue de nouvelles élections d'ici l'été 2023. (Belga)

La santé de la lauréate du prix Nobel de la paix 1991, assignée à résidence depuis le coup d'Etat de février après avoir été privée de liberté pendant des années sous les précédents régimes militaires, est suivie de près en Birmanie. Lundi, souffrant du "mal des transports" lors de son transfert au tribunal, elle n'avait pas assisté à la reprise de son procès, reporté depuis plusieurs semaines à cause de l'épidémie de coronavirus. Mardi, l'audience a été une nouvelle fois reportée car deux témoins de l'accusation ne se sont pas présentés. Le gouvernement élu d'Aung San Suu Kyi a été renversé le 1er février par l'armée qui a mis fin à une parenthèse démocratique de 10 ans. Depuis, les militaires mènent une répression sanglante contre leurs opposants avec près de 1.100 civils tués et quelque 6.500 en détention, selon une ONG locale, l'Association d'assistance aux prisonniers politiques (AAPP), qui rapporte des cas de tortures, de viols et d'exécutions extra-judiciaires. La junte a lancé toute une série de poursuites contre Aung San Suu Kyi inculpée pour corruption, sédition, violation d'une loi sur les secrets d'Etat, non respect des restrictions liées au coronavirus... D'après de nombreux observateurs, ces accusations sont uniquement motivées par des considérations politiques: neutraliser Aung San Suu Kyi, icône de la démocratie sous les précédents régimes militaires et grande gagnante des élections de 2015 et de 2020. L'ex-dirigeante pourrait être engluée pendant des années dans ces procédures judiciaires et encourt de longues années de prison si elle est reconnue coupable. L'armée a justifié son retour au pouvoir en alléguant des fraudes lors des législatives de novembre, remportées massivement par le parti d'Aung San Suu Kyi. Après avoir annulé ce scrutin, elle a promis la tenue de nouvelles élections d'ici l'été 2023. (Belga)