Dans son plan de sauvetage de l'économie de 1.900 milliards de dollars actuellement débattu au Congrès, le président démocrate a inclus une proposition pour le doublement du montant du salaire minimum fédéral, à 15 dollars de l'heure d'ici 2025. Cette proposition a été fraîchement accueillie par les patrons notamment des petites entreprises qui pointent du doigt le problème de coûts supplémentaires dans une période d'activité ralentie par la pandémie. "Je suis impatient d'entendre ce que les dirigeants d'entreprises ont à dire, ce qu'ils pensent de la manière dont nous abordons cette question", a déclaré Joe Biden à des journalistes avant le début de la rencontre. Face à l'inquiétude suscitée par l'éventualité d'une hausse du salaire minimum, la secrétaire au Trésor avait récemment souligné que la hausse serait très graduelle -- 15 dollars de l'heure à l'horizon de 2025 contre 7,25 dollars actuellement -- pour donner aux entreprises "suffisamment de temps pour s'adapter". L'administration Biden met aussi en avant le cercle vertueux: rémunérer ceux qui ont les salaires les plus bas favoriserait des milliards de dollars de dépenses de consommation supplémentaires de biens et services fournis par les petites entreprises. Cette proposition est présentée comme une mesure-clé pour lutter contre la pauvreté. Mais lundi, un rapport des services du budget du Congrès (CBO) est venu alimenter le débat sur les bienfaits réels sur l'économie d'une telle mesure. Le CBO s'attend plutôt à des effets mitigés, estimant qu'elle conduirait à la suppression de 1,4 million d'emplois d'ici 2025 mais qu'elle sortirait dans le même temps 900.000 personnes de la pauvreté. Le président de la chambre américaine de commerce Tom Donohue et la vice-présidente Kamala Harris ont également pris part à cette réunion. (Belga)

Dans son plan de sauvetage de l'économie de 1.900 milliards de dollars actuellement débattu au Congrès, le président démocrate a inclus une proposition pour le doublement du montant du salaire minimum fédéral, à 15 dollars de l'heure d'ici 2025. Cette proposition a été fraîchement accueillie par les patrons notamment des petites entreprises qui pointent du doigt le problème de coûts supplémentaires dans une période d'activité ralentie par la pandémie. "Je suis impatient d'entendre ce que les dirigeants d'entreprises ont à dire, ce qu'ils pensent de la manière dont nous abordons cette question", a déclaré Joe Biden à des journalistes avant le début de la rencontre. Face à l'inquiétude suscitée par l'éventualité d'une hausse du salaire minimum, la secrétaire au Trésor avait récemment souligné que la hausse serait très graduelle -- 15 dollars de l'heure à l'horizon de 2025 contre 7,25 dollars actuellement -- pour donner aux entreprises "suffisamment de temps pour s'adapter". L'administration Biden met aussi en avant le cercle vertueux: rémunérer ceux qui ont les salaires les plus bas favoriserait des milliards de dollars de dépenses de consommation supplémentaires de biens et services fournis par les petites entreprises. Cette proposition est présentée comme une mesure-clé pour lutter contre la pauvreté. Mais lundi, un rapport des services du budget du Congrès (CBO) est venu alimenter le débat sur les bienfaits réels sur l'économie d'une telle mesure. Le CBO s'attend plutôt à des effets mitigés, estimant qu'elle conduirait à la suppression de 1,4 million d'emplois d'ici 2025 mais qu'elle sortirait dans le même temps 900.000 personnes de la pauvreté. Le président de la chambre américaine de commerce Tom Donohue et la vice-présidente Kamala Harris ont également pris part à cette réunion. (Belga)