C'est à Philadelphie, ville hautement symbolique, où ont vu le jour la Déclaration d'indépendance et la Constitution américaine, que le président américain a prévu un discours très attendu, en particulier par les militants des droits civiques. Joe Biden "va expliquer pourquoi, sur le plan moral, retirer le droit de vote est une forme de répression", a dit lundi la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki. Le président entend "utiliser tous les moyens en son pouvoir pour continuer à lutter (...) contre un déferlement de lois de limitation du droit de vote, fondées sur une théorie du complot dangereuse et sans fondement", a-t-elle dit. Joe Biden voit dans ces lois et projets de lois, qui concernent des États dominés par les républicains, "la plus grande menace pour notre démocratie depuis la guerre de Sécession". Un projet de réforme électorale au Texas vaut par exemple à l'État du sud de traverser une crise parlementaire ouverte. Des dizaines d'élus démocrates ont quitté leur État en urgence lundi, afin d'empêcher l'adoption d'une loi voulue par la majorité républicaine au parlement texan, et comptent en rester absents jusqu'à la fin de la session législative, soit encore 26 jours. Ce projet de loi texan, à l'instar de législations déjà adoptées en Géorgie et en Floride, interdit par exemple le vote en "drive-in" - où l'électeur dépose son bulletin depuis la fenêtre de sa voiture - ou instaure de nombreuses restrictions sur les horaires de vote et le vote par correspondance. Les républicains, plaidant la lutte contre la fraude, ont introduit dans plusieurs États qu'ils contrôlent des législations qui compliquent en pratique la participation électorale des minorités, notamment des Afro-Américains qui historiquement votent davantage pour les démocrates. L'accès au vote, sujet qui traverse la vie politique américaine depuis les grands mouvements pour les droits civiques des années 1950 et 1960, est revenu sur le devant de la scène depuis la dernière présidentielle. L'ex-président Donald Trump et ses partisans continuent en effet, sans la moindre preuve, à clamer que la victoire de Joe Biden est le résultat d'une fraude électorale massive. Si la bataille sur le droit de vote se joue à l'échelle des États, elle a aussi lieu devant la justice, à coups de recours et de jurisprudence. Au plan fédéral, l'administration Biden n'a pour l'instant pas beaucoup de marge de man?uvre. Le président démocrate dit vouloir faire adopter au Congrès une loi protégeant le droit de vote, mais les sénateurs républicains bloquent jusqu'ici toute tentative en ce sens. (Belga)

C'est à Philadelphie, ville hautement symbolique, où ont vu le jour la Déclaration d'indépendance et la Constitution américaine, que le président américain a prévu un discours très attendu, en particulier par les militants des droits civiques. Joe Biden "va expliquer pourquoi, sur le plan moral, retirer le droit de vote est une forme de répression", a dit lundi la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki. Le président entend "utiliser tous les moyens en son pouvoir pour continuer à lutter (...) contre un déferlement de lois de limitation du droit de vote, fondées sur une théorie du complot dangereuse et sans fondement", a-t-elle dit. Joe Biden voit dans ces lois et projets de lois, qui concernent des États dominés par les républicains, "la plus grande menace pour notre démocratie depuis la guerre de Sécession". Un projet de réforme électorale au Texas vaut par exemple à l'État du sud de traverser une crise parlementaire ouverte. Des dizaines d'élus démocrates ont quitté leur État en urgence lundi, afin d'empêcher l'adoption d'une loi voulue par la majorité républicaine au parlement texan, et comptent en rester absents jusqu'à la fin de la session législative, soit encore 26 jours. Ce projet de loi texan, à l'instar de législations déjà adoptées en Géorgie et en Floride, interdit par exemple le vote en "drive-in" - où l'électeur dépose son bulletin depuis la fenêtre de sa voiture - ou instaure de nombreuses restrictions sur les horaires de vote et le vote par correspondance. Les républicains, plaidant la lutte contre la fraude, ont introduit dans plusieurs États qu'ils contrôlent des législations qui compliquent en pratique la participation électorale des minorités, notamment des Afro-Américains qui historiquement votent davantage pour les démocrates. L'accès au vote, sujet qui traverse la vie politique américaine depuis les grands mouvements pour les droits civiques des années 1950 et 1960, est revenu sur le devant de la scène depuis la dernière présidentielle. L'ex-président Donald Trump et ses partisans continuent en effet, sans la moindre preuve, à clamer que la victoire de Joe Biden est le résultat d'une fraude électorale massive. Si la bataille sur le droit de vote se joue à l'échelle des États, elle a aussi lieu devant la justice, à coups de recours et de jurisprudence. Au plan fédéral, l'administration Biden n'a pour l'instant pas beaucoup de marge de man?uvre. Le président démocrate dit vouloir faire adopter au Congrès une loi protégeant le droit de vote, mais les sénateurs républicains bloquent jusqu'ici toute tentative en ce sens. (Belga)