"Les vaccins quittant l'UE ont besoin d'une licence afin que nous sachions au moins ce qui est produit et ce qui quitte l'Europe. Et s'ils quittent l'Europe, s'assurer qu'il y ait une distribution équitable", a affirmé M. Spahn sur la chaîne ZDF. Commentant les retards annoncés par Astrazeneca dans la livraison de son vaccin contre le coronavirus à l'UE, il a déclaré qu'il pouvait comprendre que dans un "processus aussi complexe que la production de vaccins, il y ait parfois des problèmes". Toutefois, cela doit ensuite "concerner tout le monde de manière équitable et égale", a-t-il estimé, alors qu'il ne devrait y avoir aucun retard dans l'approvisionnement de la Grande-Bretagne par exemple. Il ne s'agit pas de "l'UE d'abord, mais de la part de l'Europe, c'est-à-dire la part équitable", selon lui. M. Spahn a souligné que l'UE avait conclu des contrats avec Astrazeneca et avait déjà pré-financé la construction de nouvelles capacités de production. La Commission européenne a réservé jusqu'à 400 millions de doses de ce vaccin, déjà utilisé au Royaume-Uni. Son feu vert réglementaire européen est attendu pour vendredi. Le groupe britanno-suédois avait prévenu vendredi que les livraisons de son vaccin en Europe seraient moins importantes que prévu au premier trimestre, en raison d'une "baisse de rendement" sur un site de fabrication européen. Ces retards, qui surviennent après ceux des livraisons du vaccin Pfizer-BioNTech, avaient suscité la colère lundi de la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides, qui a proposé un "mécanisme de transparence" sur les exportations hors UE des vaccins produits sur son territoire. Cette question de prioriser les vaccins produits en UE d'abord aux pays européens suscite également un débat concernant leur juste répartition dans le monde, où plus de 2 millions de personnes sont mortes du Covid-19 depuis un an. Mi-janvier, le patron de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait averti que le monde ferait face à un "échec moral catastrophique" si les pays riches accaparaient les vaccins contre le Covid-19 au détriment des pays pauvres. L'OMS et l'Alliance pour les vaccins (Gavi) ont mis sur pied le mécanisme Covax pour distribuer des vaccins anti-Covid aux pays défavorisés, mais le système souffre d'une tendance au chacun pour soi des pays riches et d'un manque de financement. (Belga)

"Les vaccins quittant l'UE ont besoin d'une licence afin que nous sachions au moins ce qui est produit et ce qui quitte l'Europe. Et s'ils quittent l'Europe, s'assurer qu'il y ait une distribution équitable", a affirmé M. Spahn sur la chaîne ZDF. Commentant les retards annoncés par Astrazeneca dans la livraison de son vaccin contre le coronavirus à l'UE, il a déclaré qu'il pouvait comprendre que dans un "processus aussi complexe que la production de vaccins, il y ait parfois des problèmes". Toutefois, cela doit ensuite "concerner tout le monde de manière équitable et égale", a-t-il estimé, alors qu'il ne devrait y avoir aucun retard dans l'approvisionnement de la Grande-Bretagne par exemple. Il ne s'agit pas de "l'UE d'abord, mais de la part de l'Europe, c'est-à-dire la part équitable", selon lui. M. Spahn a souligné que l'UE avait conclu des contrats avec Astrazeneca et avait déjà pré-financé la construction de nouvelles capacités de production. La Commission européenne a réservé jusqu'à 400 millions de doses de ce vaccin, déjà utilisé au Royaume-Uni. Son feu vert réglementaire européen est attendu pour vendredi. Le groupe britanno-suédois avait prévenu vendredi que les livraisons de son vaccin en Europe seraient moins importantes que prévu au premier trimestre, en raison d'une "baisse de rendement" sur un site de fabrication européen. Ces retards, qui surviennent après ceux des livraisons du vaccin Pfizer-BioNTech, avaient suscité la colère lundi de la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides, qui a proposé un "mécanisme de transparence" sur les exportations hors UE des vaccins produits sur son territoire. Cette question de prioriser les vaccins produits en UE d'abord aux pays européens suscite également un débat concernant leur juste répartition dans le monde, où plus de 2 millions de personnes sont mortes du Covid-19 depuis un an. Mi-janvier, le patron de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait averti que le monde ferait face à un "échec moral catastrophique" si les pays riches accaparaient les vaccins contre le Covid-19 au détriment des pays pauvres. L'OMS et l'Alliance pour les vaccins (Gavi) ont mis sur pied le mécanisme Covax pour distribuer des vaccins anti-Covid aux pays défavorisés, mais le système souffre d'une tendance au chacun pour soi des pays riches et d'un manque de financement. (Belga)