Six mois après le début du scandale sur les activités de cet ex-chargé de mission du président, remercié après avoir été accusé de violences lors d'une interpellation musclée le 1er mai, Alexandre Benalla a de nouveau été mis en examen vendredi, cette fois pour l'usage abusif de ses passeports diplomatiques après son limogeage de l'Élysée fin juillet. Mais ce nouveau développement judiciaire repose la question de la limite du champ d'investigation de la commission d'enquête du Sénat dominé par l'opposition à Emmanuel Macron et dont les prérogatives sont censées prendre fin le 24 janvier. Son président Philippe Bas (LR) et ses rapporteurs Jean-Pierre Sueur (PS) et Muriel Jourda (LR) affirment, depuis le début, veiller à n'interférer d'aucune façon avec le champ judiciaire. "Nous nous intéressons au fonctionnement de l'État", répète M. Bas. Et, renchérit M. Sueur, "il y a eu des choses qui sont très difficilement défendables: des retards, des absences de réactions, toute une série de choses qu'on ne peut pas accepter". Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a reconnu dimanche des "dysfonctionnements", notamment à l'Élysée, qui doivent être réglés car "insupportables et incompréhensibles pour les Français". Pour M. Bas, "cette affaire Benalla, au fond, aurait pu ne jamais exister si dès le 2 mai dernier, après les incidents de la Contrescarpe à Paris, M. Benalla avait été licencié de l'Élysée et si les ponts avaient été définitivement rompus avec lui". Mais les révélations du Monde et de Mediapart en décembre sur l'utilisation de passeports diplomatiques par l'ancien chargé de mission, après son licenciement de l'Élysée, pour des voyages auprès de dirigeants africains, ont rallumé les braises. Et déclenché une nouvelle série d'auditions devant la commission d'enquête sénatoriale, en veilleuse depuis octobre. (Belga)

Six mois après le début du scandale sur les activités de cet ex-chargé de mission du président, remercié après avoir été accusé de violences lors d'une interpellation musclée le 1er mai, Alexandre Benalla a de nouveau été mis en examen vendredi, cette fois pour l'usage abusif de ses passeports diplomatiques après son limogeage de l'Élysée fin juillet. Mais ce nouveau développement judiciaire repose la question de la limite du champ d'investigation de la commission d'enquête du Sénat dominé par l'opposition à Emmanuel Macron et dont les prérogatives sont censées prendre fin le 24 janvier. Son président Philippe Bas (LR) et ses rapporteurs Jean-Pierre Sueur (PS) et Muriel Jourda (LR) affirment, depuis le début, veiller à n'interférer d'aucune façon avec le champ judiciaire. "Nous nous intéressons au fonctionnement de l'État", répète M. Bas. Et, renchérit M. Sueur, "il y a eu des choses qui sont très difficilement défendables: des retards, des absences de réactions, toute une série de choses qu'on ne peut pas accepter". Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a reconnu dimanche des "dysfonctionnements", notamment à l'Élysée, qui doivent être réglés car "insupportables et incompréhensibles pour les Français". Pour M. Bas, "cette affaire Benalla, au fond, aurait pu ne jamais exister si dès le 2 mai dernier, après les incidents de la Contrescarpe à Paris, M. Benalla avait été licencié de l'Élysée et si les ponts avaient été définitivement rompus avec lui". Mais les révélations du Monde et de Mediapart en décembre sur l'utilisation de passeports diplomatiques par l'ancien chargé de mission, après son licenciement de l'Élysée, pour des voyages auprès de dirigeants africains, ont rallumé les braises. Et déclenché une nouvelle série d'auditions devant la commission d'enquête sénatoriale, en veilleuse depuis octobre. (Belga)