Le club commentait lui-même ces images en indiquant qu'il s'agit de la part des enfants d'un hommage aux soldats turcs, un élément qui a fait remonter l'évènement jusqu'aux journaux flamands mardi matin dans le contexte international tendu de l'offensive turque dans le nord de la Syrie.

"Je trouve cela déplacé, que des enfants faisant du sport soient utilisés à des fins de propagande politique et militaire, contre d'autres personnes", a commenté le ministre N-VA, interrogé par Belga. Il n'est de toute manière pas partisan de "fédérations sportives composées sur base de l'origine ethnique", ajoute-t-il. Le cliché qui a le plus fait parler de lui montrait une équipe d'enfants (U10), accompagné d'un commentaire stipulant: "Faisons de notre victoire 5-3 avec les U10 un cadeau pour nos soldats. Nous sommes un peuple sérieux. (...) Pendant que nous sommes dans le froid et la pluie, nous voulons offrir notre âme pour l'existence d'une nation turque", selon la presse flamande.

Le club, dont l'existence remonte au passe-temps sportif de travailleurs turcs installés à Beringen dans les années '60, selon l'historique sur le site du club, joue en 2e provinciale limbourgeoise.

La branche flamande de l'Union belge de football a indiqué qu'elle allait se pencher sur ces images montrant des joueurs faisant un salut militaire. Ben Weyts s'en réjouit, et estime que la ville de Beringen elle-même "devrait aussi discuter avec le club".

"Nous n'allons quand même pas importer des conflits étrangers sur nos terrains de sport? Le sport doit servir à intégrer, non à ségréguer", estime le ministre.

Le club lui-même, dans une réaction au Belang van Limburg, s'est défendu mardi de toute implication politique, indiquant avoir juste voulu saluer les "martyrs et leurs familles", sans lien avec la récente action militaire turque en Syrie.