Le ministère macédonien des Affaires étrangères a dit avoir été informé dimanche soir par l'ambassade de cette décision et assuré ne pas connaître les raisons de ce geste qui risque de peser sur les relations entre ces deux pays des Balkans. Le renseignement serbe a transmis aux autorités "suffisamment de preuves sur des activités de renseignement très offensives contre certains organes et institutions de la Serbie", a déclaré à la presse M. Vucic, sans plus de précisions. Le personnel de l'ambassade doit être "préparé" à fonctionner dans "un environnement différent dont nous ne connaissions pas l'existence il y a encore quelques mois (...) et protéger l'amitié entre les Serbes et les Macédoniens", a expliqué M. Vucic. Il a également annoncé "de probables changements dans le personnel". Une partie des employés de l'ambassade sera de retour à Skopje "dès la semaine prochaine", a précisé le ministre serbe des Affaires étrangère Ivica Dacic. Selon les médias macédoniens, Belgrade a agi en réaction à la décision présumée du gouvernement macédonien de soutenir l'adhésion à l'Unesco du Kosovo, ex-province méridionale serbe à majorité albanaise, qui a proclamé son indépendance en 2008 et que la Serbie refuse de reconnaître. Le président serbe est resté vague sur l'éventuel soutien de la Macédoine à l'adhésion du Kosovo à l'Unesco et s'est borné à dire que les relations entre la Serbie et la Macédoine "doivent s'appuyer sur un respect mutuel". "En ce qui concerne le vote sur l'adhésion du Kosovo à l'Unesco, le gouvernement de la Macédoine prendra en compte les positions de la majorité des pays de l'UE", a indiqué de son côté le gouvernement macédonien du Premier ministre Zoran Zaev. M. Zaev, qui a accédé au pouvoir début juin, a entretenu des relations tendues avec Belgrade durant la difficile passation de pouvoir en Macédoine. Mais après une rencontre avec M. Vucic en juillet, il avait indiqué que "tous les malentendus" avaient été levés et qu'ils s'étaient engagés "à suivre la volonté des citoyens qui veulent la coopération". (Belga)

Le ministère macédonien des Affaires étrangères a dit avoir été informé dimanche soir par l'ambassade de cette décision et assuré ne pas connaître les raisons de ce geste qui risque de peser sur les relations entre ces deux pays des Balkans. Le renseignement serbe a transmis aux autorités "suffisamment de preuves sur des activités de renseignement très offensives contre certains organes et institutions de la Serbie", a déclaré à la presse M. Vucic, sans plus de précisions. Le personnel de l'ambassade doit être "préparé" à fonctionner dans "un environnement différent dont nous ne connaissions pas l'existence il y a encore quelques mois (...) et protéger l'amitié entre les Serbes et les Macédoniens", a expliqué M. Vucic. Il a également annoncé "de probables changements dans le personnel". Une partie des employés de l'ambassade sera de retour à Skopje "dès la semaine prochaine", a précisé le ministre serbe des Affaires étrangère Ivica Dacic. Selon les médias macédoniens, Belgrade a agi en réaction à la décision présumée du gouvernement macédonien de soutenir l'adhésion à l'Unesco du Kosovo, ex-province méridionale serbe à majorité albanaise, qui a proclamé son indépendance en 2008 et que la Serbie refuse de reconnaître. Le président serbe est resté vague sur l'éventuel soutien de la Macédoine à l'adhésion du Kosovo à l'Unesco et s'est borné à dire que les relations entre la Serbie et la Macédoine "doivent s'appuyer sur un respect mutuel". "En ce qui concerne le vote sur l'adhésion du Kosovo à l'Unesco, le gouvernement de la Macédoine prendra en compte les positions de la majorité des pays de l'UE", a indiqué de son côté le gouvernement macédonien du Premier ministre Zoran Zaev. M. Zaev, qui a accédé au pouvoir début juin, a entretenu des relations tendues avec Belgrade durant la difficile passation de pouvoir en Macédoine. Mais après une rencontre avec M. Vucic en juillet, il avait indiqué que "tous les malentendus" avaient été levés et qu'ils s'étaient engagés "à suivre la volonté des citoyens qui veulent la coopération". (Belga)