"Lorsque plus de 100.000 personnes descendent ensemble dans la rue, c'est un affirmation militante forte, qui remet en question la 'normalité' qui continue de régner dans notre société. Et le message, c'est qu'il reste encore beaucoup à faire. Ce n'est pas parce que l'homosexuel blanc de la classe moyenne a la vie facile, qu'il n'y a pas d'autres groupes de la communauté LGBTI+ qui peuvent compter sur l'acceptation qu'ils méritent", pointe le président de la Belgian Pride, Cyrille Prestianni. Le thème de l'intersectionnalité est une référence évidentes aux émeutes de Stonewell, en 1969. "Le début symbolique de la lutte courageuse que mène, aujourd'hui encore, la communauté LGBTI+", rappellent les organisateurs de l'évènement. "Nous souhaitons porter un message clair, inclusif : à partir d'une position solidaire et intersectionnelle, nous soulignons que chacun est unique et a le droit d'avoir sa place dans la société, sans discrimination, sous quelle que forme que ce soit. Levons-nous pour défendre tous ceux qui sont encore discriminés et exclus", souligne M. Prestianni. "Nous invitons déjà tout le monde à la 25e édition, l'année prochaine, qui se tiendra le week-end du 23 mai 2020. Et nous levons déjà un coin du voile: ce sera une édition anniversaire", indique le coordinateur de la Belgian Pride, Elio De Bolle. La programmation continue jusqu'à minuit sur la Pride Stage du Mont des Arts, tout comme les événements organisés au Rainbow Village, dans le quartier Saint-Jacques. Au menu, les dj-sets de Zoey Hasselbank et de Jennifer Cooke. (Belga)