Ces enfants, dont l'écrasante majorité a moins de six ans, sont exposés au froid, à la soif, à la faim, à des conditions sanitaires déplorables, sans parler des maladies mortelles, dénonce le Délégué général aux droits de l'Enfant. Ils sont aussi la proie de traitements cruels, inhumains et dégradants. La Belgique doit leur donner une chance, plaide-t-il. "Ces enfants sont en danger de mort et n'ont pas demandé à naître ou à être emmenés en Syrie. Ils ne représenteront un danger pour notre pays que si nous les abandonnons à leur sort et qu'ils sont récupérés par les derniers bastions terroristes pour en faire des bombes humaines à retardement", estime le Délégué. Selon lui, la France a démontré que "ce que le gouvernement belge persiste à qualifier d'impossible et impensable ne l'est pas forcément". Bernard De Vos recommande dès lors que cinq orphelins belges identifiés dans la région puissent, eux aussi, être rapatriés dans les meilleurs délais. La Belgique ne pourra toutefois pas s'arrêter là, prévient-il. A ses yeux, il n'est en effet pas pensable que la vingtaine d'enfants qui resteraient dans les deux camps puissent être soumis à une "détestable discrimination qui permettrait que des enfants belges soient laissés en danger de mort au prétexte que leur mère serait toujours en vie". Quant aux mères qui sont toujours en vie, celles qui ont été condamnées par défaut devront prester leur peine dès leur retour au pays, préconise le Délégué. Celles qui ne font pas l'objet d'une condamnation devront être soumises à un screening de sécurité approfondi permettant de déterminer si elles doivent faire l'objet d'une procédure en justice. Dans tous les cas, les enfants seront provisoirement confiés à des institutions spécialisées qui évalueront leur état de santé physique et psychologique afin de déterminer une prise en charge dans leur meilleur intérêt, conclut Bernard De Vos.

Ces enfants, dont l'écrasante majorité a moins de six ans, sont exposés au froid, à la soif, à la faim, à des conditions sanitaires déplorables, sans parler des maladies mortelles, dénonce le Délégué général aux droits de l'Enfant. Ils sont aussi la proie de traitements cruels, inhumains et dégradants. La Belgique doit leur donner une chance, plaide-t-il. "Ces enfants sont en danger de mort et n'ont pas demandé à naître ou à être emmenés en Syrie. Ils ne représenteront un danger pour notre pays que si nous les abandonnons à leur sort et qu'ils sont récupérés par les derniers bastions terroristes pour en faire des bombes humaines à retardement", estime le Délégué. Selon lui, la France a démontré que "ce que le gouvernement belge persiste à qualifier d'impossible et impensable ne l'est pas forcément". Bernard De Vos recommande dès lors que cinq orphelins belges identifiés dans la région puissent, eux aussi, être rapatriés dans les meilleurs délais. La Belgique ne pourra toutefois pas s'arrêter là, prévient-il. A ses yeux, il n'est en effet pas pensable que la vingtaine d'enfants qui resteraient dans les deux camps puissent être soumis à une "détestable discrimination qui permettrait que des enfants belges soient laissés en danger de mort au prétexte que leur mère serait toujours en vie". Quant aux mères qui sont toujours en vie, celles qui ont été condamnées par défaut devront prester leur peine dès leur retour au pays, préconise le Délégué. Celles qui ne font pas l'objet d'une condamnation devront être soumises à un screening de sécurité approfondi permettant de déterminer si elles doivent faire l'objet d'une procédure en justice. Dans tous les cas, les enfants seront provisoirement confiés à des institutions spécialisées qui évalueront leur état de santé physique et psychologique afin de déterminer une prise en charge dans leur meilleur intérêt, conclut Bernard De Vos.