En 2020, dans l'accord de majorité fédérale, les partis au pouvoir avaient convenu de continuer à encourager la constitution d'un second pilier de pension pour les travailleurs, ceux-ci étant invités à y cotiser à hauteur d'au moins 3% de leur salaire brut. On est toutefois loin du compte, relève le bureau Sigedis mardi. Sur les 3,7 millions de salariés que comptait la Belgique en 2019, 36%, soit plus de 1,3 million de travailleurs, n'ont tout simplement pas de second pilier de pension, et 40% y cotisent à hauteur de moins de 3% de leur salaire brut. En 2019, l'ensemble des cotisations des travailleurs pour leur pension complémentaire du 2e pilier s'est chiffré à près de 4 milliards d'euros. Mais, pour concrétiser la cible de 3%, il faudrait que ce montant atteigne en réalité plus de 5,5 milliards, soit une différence de 1,56 milliard d'euros sur une seule année. Si 2,4 millions de travailleurs se constituent activement des droits de pension complémentaire, leur niveau de cotisation est toutefois très variable. Derrière une cotisation moyenne de 1.699 euros par an (soit environ 3,5% des rémunérations brutes) se cachent en réalité de grandes disparités. La moitié des salariés ne versent ainsi que moins de 522 euros par an (soit 2% de leur salaire brut) pour leur pension complémentaire. Il s'agit généralement des travailleurs les moins bien rémunérés. A l'autre bout de l'échelle, les salariés jouissant de plus gros salaires sont aussi ceux qui mettent le plus d'argent dans leur pension complémentaire. Un chiffre issu de l'étude illustre cette différence avec éclat: la cotisation moyenne des 20% d'affiliés ayant les cotisations annuelles les plus élevées est... 100 fois supérieure à la cotisation moyenne des 20% d'affiliés ayant les cotisations les plus faibles! Selon Sigedis, les salariés qui n'atteignent pas aujourd'hui l'objectif de 3% de cotisation devraient, dans 82% des cas, au moins doubler les montants qu'ils versent actuellement pour leur pension complémentaire. (Belga)

En 2020, dans l'accord de majorité fédérale, les partis au pouvoir avaient convenu de continuer à encourager la constitution d'un second pilier de pension pour les travailleurs, ceux-ci étant invités à y cotiser à hauteur d'au moins 3% de leur salaire brut. On est toutefois loin du compte, relève le bureau Sigedis mardi. Sur les 3,7 millions de salariés que comptait la Belgique en 2019, 36%, soit plus de 1,3 million de travailleurs, n'ont tout simplement pas de second pilier de pension, et 40% y cotisent à hauteur de moins de 3% de leur salaire brut. En 2019, l'ensemble des cotisations des travailleurs pour leur pension complémentaire du 2e pilier s'est chiffré à près de 4 milliards d'euros. Mais, pour concrétiser la cible de 3%, il faudrait que ce montant atteigne en réalité plus de 5,5 milliards, soit une différence de 1,56 milliard d'euros sur une seule année. Si 2,4 millions de travailleurs se constituent activement des droits de pension complémentaire, leur niveau de cotisation est toutefois très variable. Derrière une cotisation moyenne de 1.699 euros par an (soit environ 3,5% des rémunérations brutes) se cachent en réalité de grandes disparités. La moitié des salariés ne versent ainsi que moins de 522 euros par an (soit 2% de leur salaire brut) pour leur pension complémentaire. Il s'agit généralement des travailleurs les moins bien rémunérés. A l'autre bout de l'échelle, les salariés jouissant de plus gros salaires sont aussi ceux qui mettent le plus d'argent dans leur pension complémentaire. Un chiffre issu de l'étude illustre cette différence avec éclat: la cotisation moyenne des 20% d'affiliés ayant les cotisations annuelles les plus élevées est... 100 fois supérieure à la cotisation moyenne des 20% d'affiliés ayant les cotisations les plus faibles! Selon Sigedis, les salariés qui n'atteignent pas aujourd'hui l'objectif de 3% de cotisation devraient, dans 82% des cas, au moins doubler les montants qu'ils versent actuellement pour leur pension complémentaire. (Belga)