De retour d'Abu Dhabi, où il a participé à une conférence sur les énergies renouvelables, le ministre flamand de l'Energie, Bart Tommelein (Open VLD) se confie au Morgen sur le pacte énergétique et le nucléaire en Belgique. Si la N-VA estime que l'approvisionnement et l'accessibilité ne seront garanties que si deux centrales nucléaires restent ouvertes jusqu'en 2035, l'Open VLD veut s'engager à sortir du nucléaire en 2025.
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De retour d'Abu Dhabi, où il a participé à une conférence sur les énergies renouvelables, le ministre flamand de l'Energie, Bart Tommelein (Open VLD) se confie au Morgen sur le pacte énergétique et le nucléaire en Belgique. Si la N-VA estime que l'approvisionnement et l'accessibilité ne seront garanties que si deux centrales nucléaires restent ouvertes jusqu'en 2035, l'Open VLD veut s'engager à sortir du nucléaire en 2025. La présidente du parti Gwendolyn Rutten avait déjà assuré début janvier que le Pacte énergétique ne serait pas reporté aux négociations gouvernementales d'après les élections de 2019. "Faire le choix de la vieille énergie nucléaire n'est pas une option. Et faire le choix de la nouvelle énergie nucléaire nous coûterait des milliards. Ce n'est donc pas une piste non plus. Nous devons faire le choix de l'avenir. C'est pour cela que le Pacte énergétique est crucial", avait-elle déclaré. En attendant, les contours d'un compromis semblent se dessiner au sein de la majorité fédérale, selon De Morgen. La sortie du nucléaire pourrait être maintenue en 2025, avec un monitoring des progrès au niveau de la transition. Tommelein défend bec et ongles le pacte énergétique qu'il a élaboré avec les trois autres ministres de l'Energie : "Je me demande si tous ceux qui font de grandes déclarations sur ce que devrait être le pacte énergétique ont lu notre texte. Il a été question dès le premier jour d'un suivi régulier et d'un ajustement si nécessaire. Et j'ai déjà dit haut et fort que si des circonstances extérieures soudaines rendaient la sortie en 2025 difficile, nous ne ferions pas comme si de rien n'était. (...) Je crois fermement que nous pouvons réussir, si on s'y met maintenant". Au risque de voir l'accord révoqué par le prochain gouvernement ? "Ce gouvernement pourrait le faire aussi, mais il n'y a pas de majorité pour. Je me demande bien quelle coalition va repousser la sortie du nucléaire après 2019, si toutes les conditions pour réussir ont été remplies". Il se montre par ailleurs ouvertement agacé par l'attitude de la N-VA. Pour lui, réaliser le texte du pacte énergétique est "un exploit, car aux autres niveaux, il n'y avait apparemment pas de précipitation. Et à l'heure où les Wallons et les Bruxellois votent, c'est la N-VA qui freine. Je trouve que c'est schizophrène".