"Sous les 30%, il est concevable que d'autres (partis) rouges-verts souhaitent se manifester. Il y a un autre candidat (la CD&V Hilde Crevits, NDLR) qui ne sera ministre-président que si nous ne sommes pas au gouvernement (flamand, NDLR)". Pour De Wever, l'enjeu des élections de dimanche est avant tout de bloquer la gauche et non pas l'extrême droite. "L'enjeu est le suivant: la gauche arrivera-t-elle à la moitié plus un. Le Vlaams Belang ne changera rien à cela."

Le bourgmestre d'Anvers n'est pas surpris de la montée de l'extrême droite en Flandre. "Beaucoup trop de choses se sont passées en trop peu de temps. Les gens ne comprennent pas, ils se fâchent. Sur les marchés, on me pose des questions auxquelles je ne peux pas répondre. Les gens me demandent pourquoi il y a des listes d'attente pour les personnes handicapées, alors que Maggie de Block (ministre de l'Asile et de la Migration, NDLR) ouvre un centre d'asile pour handicapés." L'avancée de l'extrême droite est à l'oeuvre partout en Europe, "il serait étrange qu'elle ne parvienne pas à 'en faire une soupe' aussi en Flandre", dit encore Bart de Wever.

Le président du parti nationaliste flamand est également revenu sur l'épisode du pacte de l'ONU sur les migrations qui a provoqué la chute du gouvernement Michel en décembre 2018. Selon Bart De Wever, ce n'était pas la seule raison: "L'histoire socio-économique était arrivée à sa fin. Plus rien ne pouvait en ressortir (...) Cela n'avait plus de sens."