À Anvers, dont il est le bourgmestre, la police se concentre "seulement sur l'essentiel, à savoir les rassemblements et les déplacements non-essentiels", selon M. De Wever. Ce week-end, pas moins de 300 amendes y ont été infligées, a-t-il affirmé. Le ministre de l'Intérieur Pieter De Crem (CD&V) a pour sa part assuré lundi matin que la population belge avait globalement bien respecté les règles de confinement ce week-end, à quelques exceptions près. "Dans une grande ville, il faut tenir compte du contexte: des familles nombreuses veulent sortir, il y a beaucoup de personnes âgées, beaucoup de personnes seules, beaucoup de gens qui craignent de perdre leurs revenus", souligne le bourgmestre. Il déplore que la police verbalise des gens "qui ne font que s'asseoir sur un banc" ou demande leur adresse à des personnes qui font leurs courses au supermarché. La N-VA soutient les pouvoirs spéciaux accordés au gouvernement fédéral mais n'a pas apporté sa confiance à l'équipe Wilmès. Le parti nationaliste flamand est associé aux réunions du samedi matin du gouvernement fédéral et des présidents de parti, ce qui n'empêche pas Bart De Wever de critiquer la gestion par le fédéral des mesures de lutte contre le coronavirus. Ainsi, les sanctions administratives communales (SAC) ne peuvent être infligées à des mineurs d'âge, déplore-t-il. Pour ce qui concerne les infractions aux règles coronavirus, seul le montant de 250 euros est prévu, sans adaptation possible. "Pour certaines infractions, 250 euros, c'est juste beaucoup trop", selon Bart De Wever. "Bien sûr on va de l'avant, mais pour ce qui est de la gestion, je ne peux pas dire que le parcours ait été formidable jusqu'à présent". Bart De Wever assure ne pas vouloir faire de l'opposition pour le moment. "Cela n'aurait pas de sens, ça paraîtrait très dur à avaler. Nous allons appliquer les mesures autant que nous le pouvons. Nous réglerons les comptes avec le gouvernement après la crise". Le président de la N-VA évoque notamment la pénurie d'équipements médicaux de protection, qui à ses yeux devra faire l'objet d'une commission d'enquête. Il appelle aussi le gouvernement à présenter rapidement une stratégie de sortie de crise et un plan de relance lié au déconfinement progressif. Dans un message à la population ce dimanche, la Première ministre Sophie Wilmès n'a pas voulu se prononcer sur une date de retour à une vie normale. Les mesures actuelles sont d'application jusqu'au 19 avril et pourraient être prolongées après évaluation jusqu'au 3 mai. Ce retour à la normale ne pourra se faire que de manière graduelle. La transition sera préparée avec l'aide d'un groupe d'experts, avait indiqué la cheffe du gouvernement. (Belga)

À Anvers, dont il est le bourgmestre, la police se concentre "seulement sur l'essentiel, à savoir les rassemblements et les déplacements non-essentiels", selon M. De Wever. Ce week-end, pas moins de 300 amendes y ont été infligées, a-t-il affirmé. Le ministre de l'Intérieur Pieter De Crem (CD&V) a pour sa part assuré lundi matin que la population belge avait globalement bien respecté les règles de confinement ce week-end, à quelques exceptions près. "Dans une grande ville, il faut tenir compte du contexte: des familles nombreuses veulent sortir, il y a beaucoup de personnes âgées, beaucoup de personnes seules, beaucoup de gens qui craignent de perdre leurs revenus", souligne le bourgmestre. Il déplore que la police verbalise des gens "qui ne font que s'asseoir sur un banc" ou demande leur adresse à des personnes qui font leurs courses au supermarché. La N-VA soutient les pouvoirs spéciaux accordés au gouvernement fédéral mais n'a pas apporté sa confiance à l'équipe Wilmès. Le parti nationaliste flamand est associé aux réunions du samedi matin du gouvernement fédéral et des présidents de parti, ce qui n'empêche pas Bart De Wever de critiquer la gestion par le fédéral des mesures de lutte contre le coronavirus. Ainsi, les sanctions administratives communales (SAC) ne peuvent être infligées à des mineurs d'âge, déplore-t-il. Pour ce qui concerne les infractions aux règles coronavirus, seul le montant de 250 euros est prévu, sans adaptation possible. "Pour certaines infractions, 250 euros, c'est juste beaucoup trop", selon Bart De Wever. "Bien sûr on va de l'avant, mais pour ce qui est de la gestion, je ne peux pas dire que le parcours ait été formidable jusqu'à présent". Bart De Wever assure ne pas vouloir faire de l'opposition pour le moment. "Cela n'aurait pas de sens, ça paraîtrait très dur à avaler. Nous allons appliquer les mesures autant que nous le pouvons. Nous réglerons les comptes avec le gouvernement après la crise". Le président de la N-VA évoque notamment la pénurie d'équipements médicaux de protection, qui à ses yeux devra faire l'objet d'une commission d'enquête. Il appelle aussi le gouvernement à présenter rapidement une stratégie de sortie de crise et un plan de relance lié au déconfinement progressif. Dans un message à la population ce dimanche, la Première ministre Sophie Wilmès n'a pas voulu se prononcer sur une date de retour à une vie normale. Les mesures actuelles sont d'application jusqu'au 19 avril et pourraient être prolongées après évaluation jusqu'au 3 mai. Ce retour à la normale ne pourra se faire que de manière graduelle. La transition sera préparée avec l'aide d'un groupe d'experts, avait indiqué la cheffe du gouvernement. (Belga)