"Nous sommes impatients de travailler de manière constructive avec le Premier ministre Boris Johnson afin de faciliter la ratification de l'accord de retrait et de réaliser un Brexit ordonné", a déclaré M. Barnier sur Twitter. Cet accord de divorce conclu entre les 27 et Theresa May a déjà été rejeté à trois reprises par le Parlement britannique. "Nous allons mettre en ?uvre le Brexit le 31 octobre", la date butoir fixée après deux reports, a pour sa part affirmé mardi M. Johnson, alors que les partisans de la sortie craignent un nouveau report de cette échéance. Durant la campagne, l'ancien maire de Londres a déclaré pouvoir conclure un accord sur le Brexit avec l'Union européenne sans le dispositif controversé du "filet de sécurité" ("backstop" en anglais). Celui-ci consiste à créer, en dernier recours, un "territoire douanier unique" englobant l'UE et le Royaume-Uni, avec un alignement plus poussé de l'Irlande du Nord sur un nombre limité de règles du marché unique européen. Son objectif est d'éviter le retour d'une frontière physique entre cette province britannique et l'Irlande voisine afin de préserver les accords de paix de 1998 et l'intégrité du marché unique européen. Les 27 n'ont cependant pas l'intention de toucher à ce backstop, contenu dans l'accord de retrait. Ils sont par contre "prêts à retravailler la déclaration sur le nouveau partenariat, en ligne avec les orientations" définies par le Conseil européen, a précisé M. Barnier. (Belga)