Déposé une première fois au gouvernement le 22 décembre après une discussion au sein du Comité national des pensions, l'avant-projet de loi fait l'objet de réunions intercabinets et en cabinet restreint au sein du gouvernement. "De deux choses l'une, ou on s'engage très rapidement et véritablement dans cette réforme, avec un accord de l'ensemble des partenaires du gouvernement, ou bien certains estiment que le dossier n'est pas suffisamment mûr aujourd'hui, et ce sera pour la prochaine législature. Je suis prêt aujourd'hui à pouvoir avancer dans ce dossier", a déclaré M. Bacquelaine au micro de La Première.

Les discussions achoppent actuellement sur les coefficients de pénibilité, indiquait-on à bonne source, principalement du chef de la N-VA qui redoute que ceux-ci soient trop généreux.

La pénibilité d'une fonction sera déterminée en fonction de critères: contraintes physiques, organisation du travail, risque de sécurité et pénibilité mentale ou émotionnelle. Suivant le nombre de critères auxquels il répond, le travailleur se verra appliquer un coefficient qui multiplie ses années "pénibles" et accroît ainsi ses années de carrière.

Une fois qu'elle aura fait l'objet d'un accord, la réforme devra passer au Comité A de la fonction publique (comité compétent pour les agents de tous les niveaux de pouvoir) avant d'être envoyée au parlement. Un arrêté royal devra également déterminer, en concertation avec les partenaires sociaux, une liste des fonctions pénibles.

Cette réforme provoque la colère du syndicat socialiste. La CGSP mène ce mardi une journée d'actions dans la fonction publique.

"Une grève politique", a dénoncé une nouvelle fois le ministre, d'autant plus inutile et prématurée à ses yeux que la concertation sociale doit encore avoir lieu, et injuste car elle accorde selon lui des droits aux travailleurs.