"Même s'il est au courant qu'il est interdit d'accès au territoire national depuis le 24 février 2021, l'intéressé s'est obstiné à se rendre au Maroc dans une tentative d'imposer le fait accompli", ont déclaré les autorités marocaines dans un communiqué mardi soir. "Il a tenté d'exploiter la décision de son interdiction pour porter atteinte à l'image du pays, en jouant le rôle de la victime et a tenté d'instrumentaliser sa présence au procès pour la réalisation de rapports partiaux et non objectifs", ont-elles ajouté. "Christophe Marchand s'est vu notifier une interdiction d'accès au territoire marocain depuis février 2021 pour ses accointances avec certains membres du Polisario", a précisé Me Stanislas Eskenazi, conseil de l'ambassade du Maroc en Belgique. "Qu'on aime ou qu'on n'aime pas, c'est une décision souveraine du gouvernement marocain. Ce que son cabinet omet de dire c'est qu'il s'est rendu là-bas sur place alors qu'il savait qu'il allait être refoulé. Et l'association qui est derrière, pour laquelle il se prétend observateur, est elle-même active dans les activités du Polisario. Les actions de ce mouvement politique sont un sujet sensible au Maroc, qui relève de la souveraineté de l'État marocain et qui ne se résoudra que par la diplomatie", a-t-il commenté. "Il y a des dizaines d'observateurs qui sont là-bas sur place et qui assistent au procès. L'action de Me Marchand n'avait d'autre but que de faire le buzz, ce qui a réussi", a encore commenté Me Eskenazi. "La question des droits de l'homme est une question fondamentale pour le Maroc, mais simplement on ne peut pas faire le procès au Maroc d'interdire un soi-disant observateur qui n'a pour objectif que de préjudicier ce pays". Le cabinet d'avocats bruxellois JusCogens, où travaille Me Marchand, a diffusé un communiqué, mardi matin, sous le titre "Attaques contre la liberté d'expression : le Maroc franchit un nouveau cap vers la tyrannie". Il y relate que Christophe Marchand a été arrêté à son arrivée à l'aéroport de Rabat, lundi vers 21h00, alors qu'il venait assister à une audience mardi à midi à Casablanca, où deux journalistes considérés comme des "voix libres" sont jugés, notamment pour faits présumés de viol. L'un d'eux, Omar Radi, est détenu arbitrairement au Maroc depuis juillet 2019, en raison de ses publications très critiques à l'égard du régime, selon les ONG Reporter sans frontières, Amnesty International et Human Rights Watch. Le passeport de l'avocat Christophe Marchand lui a été confisqué et il sera expulsé par avion dans le courant de la journée mardi, a indiqué son cabinet. (Belga)

"Même s'il est au courant qu'il est interdit d'accès au territoire national depuis le 24 février 2021, l'intéressé s'est obstiné à se rendre au Maroc dans une tentative d'imposer le fait accompli", ont déclaré les autorités marocaines dans un communiqué mardi soir. "Il a tenté d'exploiter la décision de son interdiction pour porter atteinte à l'image du pays, en jouant le rôle de la victime et a tenté d'instrumentaliser sa présence au procès pour la réalisation de rapports partiaux et non objectifs", ont-elles ajouté. "Christophe Marchand s'est vu notifier une interdiction d'accès au territoire marocain depuis février 2021 pour ses accointances avec certains membres du Polisario", a précisé Me Stanislas Eskenazi, conseil de l'ambassade du Maroc en Belgique. "Qu'on aime ou qu'on n'aime pas, c'est une décision souveraine du gouvernement marocain. Ce que son cabinet omet de dire c'est qu'il s'est rendu là-bas sur place alors qu'il savait qu'il allait être refoulé. Et l'association qui est derrière, pour laquelle il se prétend observateur, est elle-même active dans les activités du Polisario. Les actions de ce mouvement politique sont un sujet sensible au Maroc, qui relève de la souveraineté de l'État marocain et qui ne se résoudra que par la diplomatie", a-t-il commenté. "Il y a des dizaines d'observateurs qui sont là-bas sur place et qui assistent au procès. L'action de Me Marchand n'avait d'autre but que de faire le buzz, ce qui a réussi", a encore commenté Me Eskenazi. "La question des droits de l'homme est une question fondamentale pour le Maroc, mais simplement on ne peut pas faire le procès au Maroc d'interdire un soi-disant observateur qui n'a pour objectif que de préjudicier ce pays". Le cabinet d'avocats bruxellois JusCogens, où travaille Me Marchand, a diffusé un communiqué, mardi matin, sous le titre "Attaques contre la liberté d'expression : le Maroc franchit un nouveau cap vers la tyrannie". Il y relate que Christophe Marchand a été arrêté à son arrivée à l'aéroport de Rabat, lundi vers 21h00, alors qu'il venait assister à une audience mardi à midi à Casablanca, où deux journalistes considérés comme des "voix libres" sont jugés, notamment pour faits présumés de viol. L'un d'eux, Omar Radi, est détenu arbitrairement au Maroc depuis juillet 2019, en raison de ses publications très critiques à l'égard du régime, selon les ONG Reporter sans frontières, Amnesty International et Human Rights Watch. Le passeport de l'avocat Christophe Marchand lui a été confisqué et il sera expulsé par avion dans le courant de la journée mardi, a indiqué son cabinet. (Belga)