En plus de mesures déjà annoncées au cours des dernières semaines, Washington a dit dans un communiqué élaborer avec l'Union européenne "une liste de sanctions ciblées à l'encontre de membres-clés du régime de Loukachenko". "Le détournement forcé par le Bélarus, sous de faux prétextes, d'un vol commercial de Ryanair qui circulait entre deux Etats membres de l'Union européenne" (Grèce et Lituanie, NDLR) et l'arrestation du journaliste Roman Protassevitch "constituent un affront direct aux normes internationales", a affirmé la porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki. Des sanctions économiques contre neuf entreprises publiques du Bélarus, réimposées en avril à la suite de la répression des manifestations pro-démocratie, seront effectives le 3 juin. Dans la foulée d'élections contestées en 2006, Washington avait interdit toute transaction avec ces sociétés. Le Trésor américain avait ensuite suspendu ces sanctions en 2015 en saluant certains progrès, mais le gouvernement américain avait averti fin mars que cette suspension pouvait ne pas être renouvelée lors de la prochaine échéance. Washington déconseille également à nouveau à ses citoyens de se rendre au Bélarus: le pays est classé au niveau 4, "ne pas s'y rendre". L'UE étudie de son côté la possibilité de sanctions contre le Bélarus, qui pourraient viser les exportations de potasse et le transit du gaz russe, deux importantes sources de revenus pour le pays, a déclaré jeudi le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Bruxelles a demandé aux compagnies aériennes de contourner le Bélarus. Minsk soutient que l'avion a été dérouté à cause d'une alerte à la bombe et que l'arrestation de Roman Protassevitch et de sa compagne, Sofia Sapega, relèvent du hasard. (Belga)

En plus de mesures déjà annoncées au cours des dernières semaines, Washington a dit dans un communiqué élaborer avec l'Union européenne "une liste de sanctions ciblées à l'encontre de membres-clés du régime de Loukachenko". "Le détournement forcé par le Bélarus, sous de faux prétextes, d'un vol commercial de Ryanair qui circulait entre deux Etats membres de l'Union européenne" (Grèce et Lituanie, NDLR) et l'arrestation du journaliste Roman Protassevitch "constituent un affront direct aux normes internationales", a affirmé la porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki. Des sanctions économiques contre neuf entreprises publiques du Bélarus, réimposées en avril à la suite de la répression des manifestations pro-démocratie, seront effectives le 3 juin. Dans la foulée d'élections contestées en 2006, Washington avait interdit toute transaction avec ces sociétés. Le Trésor américain avait ensuite suspendu ces sanctions en 2015 en saluant certains progrès, mais le gouvernement américain avait averti fin mars que cette suspension pouvait ne pas être renouvelée lors de la prochaine échéance. Washington déconseille également à nouveau à ses citoyens de se rendre au Bélarus: le pays est classé au niveau 4, "ne pas s'y rendre". L'UE étudie de son côté la possibilité de sanctions contre le Bélarus, qui pourraient viser les exportations de potasse et le transit du gaz russe, deux importantes sources de revenus pour le pays, a déclaré jeudi le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Bruxelles a demandé aux compagnies aériennes de contourner le Bélarus. Minsk soutient que l'avion a été dérouté à cause d'une alerte à la bombe et que l'arrestation de Roman Protassevitch et de sa compagne, Sofia Sapega, relèvent du hasard. (Belga)