Pressé de questions sur des allégations de détournement de fonds commis par son prédécesseur, le nouveau chef du FPÖ (extrême droite), Norbert Hofer, a promis une "transparence totale", lors du dernier débat télévisé de la campagne. "Je ne suis pas du genre à y aller avec une petite cuillère quand c'est nécessaire", a-t-il assuré, alors que la presse autrichienne spécule sur une possible exclusion du parti de l'ancien chef du FPÖ, Heinz-Christian Strache, qui avait dû démissionner de son poste en mai, provoquant également la chute du gouvernement. Heinz-Christian Strache fait l'objet d'une enquête, confirmée jeudi par le parquet, qui le soupçonne d'avoir présenté des fausses factures pour couvrir des dépenses personnelles au préjudice du FPÖ. Vendredi, le puissant quotidien Kronen Zeitung, qui a longtemps accompagné l'ascension de l'extrême droite en Autriche, tirait à boulets rouges sur un parti "décevant ses électeurs". Lâché par les tabloïds qui reviennent sur le train de vie dispendieux des cadres du FPÖ, l'extrême droite craint que son électorat ne se déplace pas pour voter dimanche. Les conservateurs de l'ex-chancelier Sebastian Kurz sont assurés d'arriver en tête au scrutin, mais ils n'obtiendront pas un score leur permettant de gouverner seuls. La reconduction d'une alliance entre la droite et l'extrême droite, qui ont gouverné ensemble de décembre 2017 à mai dernier, est l'un des scénarios envisagés. Mais cette option pourrait s'avérer périlleuse avec un FPÖ empêtré dans une affaire et des règlements de compte internes. (Belga)