Le Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ), l'une des principales formations d'extrême droite en Europe, a annoncé cette exclusion lors d'une conférence de presse, afin de "clore définitivement le chapitre Strache". C'est l'ultime camouflet infligé à celui qui a dirigé le FPÖ durant 14 ans, jusqu'au scandale de corruption de l'Ibizagate. Filmé en caméra cachée en train de proposer des marchés publics en 2017 à une jeune femme se faisant passer pour la nièce d'un oligarque russe, Heinz-Christian Strache avait dû démissionner de toutes ses fonctions lorsque cette vidéo avait été rendue publique au mois de mai. En décembre 2017, M. Strache, proche des néonazis dans sa jeunesse, avait réussi son pari de faire revenir l'extrême droite au gouvernement. Le FPÖ avait noué une alliance avec les conservateurs du chancelier Sebastian Kurz et avait décroché plusieurs portefeuilles régaliens dans le gouvernement. Heinz-Christian Stache avait été nommé vice-chancelier. Le scandale de l'Ibizagate a entraîné la chute du gouvernement et a fait perdre presque dix points au FPÖ par rapport au précédent scrutin de 2017, lors des législatives anticipées du mois de septembre dernier. Depuis, les relations entre M. Strache et son ancienne formation n'ont cessé de se dégrader, sur fond de nouvelles révélations concernant le train de vue dispendieux de l'ancien leader aux frais du FPÖ. En octobre, M. Strache, âgé de 50 ans, avait été acculé à "suspendre" son appartenance au parti. Il a laissé entendre ce mois-ci qu'il n'allait pas abandonner la politique, contrairement à ce qu'il avait annoncé. Trois de ses proches ont lancé cette semaine à Vienne un nouveau groupe politique vu comme l'embryon d'une future formation nationaliste. L'extrême droite autrichienne a connu plusieurs scissions dans son histoire, dont aucune n'a véritablement entamé l'ascendant du FPÖ, créé dans les années 1950 par d'anciens nazis. De récents sondages créditent le FPÖ de 14 à 15% d'intentions de vote, contre 26% aux législatives de 2017. (Belga)

Le Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ), l'une des principales formations d'extrême droite en Europe, a annoncé cette exclusion lors d'une conférence de presse, afin de "clore définitivement le chapitre Strache". C'est l'ultime camouflet infligé à celui qui a dirigé le FPÖ durant 14 ans, jusqu'au scandale de corruption de l'Ibizagate. Filmé en caméra cachée en train de proposer des marchés publics en 2017 à une jeune femme se faisant passer pour la nièce d'un oligarque russe, Heinz-Christian Strache avait dû démissionner de toutes ses fonctions lorsque cette vidéo avait été rendue publique au mois de mai. En décembre 2017, M. Strache, proche des néonazis dans sa jeunesse, avait réussi son pari de faire revenir l'extrême droite au gouvernement. Le FPÖ avait noué une alliance avec les conservateurs du chancelier Sebastian Kurz et avait décroché plusieurs portefeuilles régaliens dans le gouvernement. Heinz-Christian Stache avait été nommé vice-chancelier. Le scandale de l'Ibizagate a entraîné la chute du gouvernement et a fait perdre presque dix points au FPÖ par rapport au précédent scrutin de 2017, lors des législatives anticipées du mois de septembre dernier. Depuis, les relations entre M. Strache et son ancienne formation n'ont cessé de se dégrader, sur fond de nouvelles révélations concernant le train de vue dispendieux de l'ancien leader aux frais du FPÖ. En octobre, M. Strache, âgé de 50 ans, avait été acculé à "suspendre" son appartenance au parti. Il a laissé entendre ce mois-ci qu'il n'allait pas abandonner la politique, contrairement à ce qu'il avait annoncé. Trois de ses proches ont lancé cette semaine à Vienne un nouveau groupe politique vu comme l'embryon d'une future formation nationaliste. L'extrême droite autrichienne a connu plusieurs scissions dans son histoire, dont aucune n'a véritablement entamé l'ascendant du FPÖ, créé dans les années 1950 par d'anciens nazis. De récents sondages créditent le FPÖ de 14 à 15% d'intentions de vote, contre 26% aux législatives de 2017. (Belga)