Cette décision intervient après le cuisant revers subi par le FPÖ dans les urnes aux élections législatives de dimanche. Avec 16,2% des suffrages, selon les résultats quasi définitifs, le FPÖ perd presque dix points par rapport aux élections de 2017 qui avaient propulsé l'extrême droite au pouvoir en coalition avec la droite de Sebastian Kurz. M. Strache, qui n'avait plus de mandat électif, a annoncé son "retrait total de la politique" lors d'une conférence de presse convoquée mardi. Il a ajouté "mettre en suspens" son appartenance au parti jusqu'à être blanchi de tous les soupçons à son encontre. L'ancien chef du FPÖ, âgé de 50 ans, a dit souhaiter "éviter à tout prix les déchirements et les divisions" au sein de son parti où le sort de cette figure de l'extrême droite européenne faisait débat. M. Strache nie toute malversation. Filmé en caméra cachée en train de proposer des marchés publics en 2017 à une jeune femme se faisant passer pour la nièce d'un oligarque russe, Heinz-Christian Strache avait dû démissionner en mai de toutes ses fonctions, dont celle de vice-chancelier de Sebastian Kurz. Tout le gouvernement l'avait accompagné dans sa chute, provoquant les législatives anticipées qui se sont tenues dimanche. Des soupçons pèsent aussi sur M. Strache d'avoir mené grand train aux frais du FPÖ durant des années et même d'avoir fait régler des dépenses personnelles par le parti. Ces nouvelles révélations, et l'annonce d'une d'enquête judiciaire, à quelques jours des élections, ont encore davantage plombé sa formation. (Belga)