Dans ce volet de l'affaire, la justice doit se prononcer sur une éventuelle violation par l'ancienne cheffe de facto du gouvernement des restrictions liées à la pandémie de coronavirus. Cette dernière "va s'exprimer pour sa défense la semaine prochaine et le verdict est attendu le 14 décembre", d'après la source. Les médias ne sont pas autorisés à assister au procès, à huis clos, de la prix Nobel de la paix qui se tient devant un tribunal spécial de Naypyidaw, la capitale construite par les généraux. La junte a également interdit à son équipe juridique de parler à la presse ou à des organisations internationales. Assignée à résidence depuis son arrestation à l'aube du 1er février, Aung San Suu Kyi, 76 ans, est jugée depuis juin pour une multitude d'infractions - importation illégale de talkies-walkies, violation des restrictions liées au Covid-19, sédition, corruption, incitation aux troubles publics... Elle risque de longues années de prison si elle est reconnue coupable. De nombreux observateurs dénoncent un procès politique dans le but de neutraliser la gagnante des élections de 2015 et de 2020. Le putsch de février a mis fin à une parenthèse démocratique d'une décennie. Depuis, les militaires mènent une répression sanglante contre leurs opposants avec plus de 1.200 civils tués et plus de 7.000 en détention, selon une ONG locale, l'Association d'assistance aux prisonniers politiques (AAPP), qui a rapporté des cas de tortures, de viols et d'exécutions extra-judiciaires. Fin octobre, Win Htein, proche collaborateur d'Aung San Suu Kyi âgé de 80 ans, a été condamné à 20 ans de prison pour trahison. (Belga)

Dans ce volet de l'affaire, la justice doit se prononcer sur une éventuelle violation par l'ancienne cheffe de facto du gouvernement des restrictions liées à la pandémie de coronavirus. Cette dernière "va s'exprimer pour sa défense la semaine prochaine et le verdict est attendu le 14 décembre", d'après la source. Les médias ne sont pas autorisés à assister au procès, à huis clos, de la prix Nobel de la paix qui se tient devant un tribunal spécial de Naypyidaw, la capitale construite par les généraux. La junte a également interdit à son équipe juridique de parler à la presse ou à des organisations internationales. Assignée à résidence depuis son arrestation à l'aube du 1er février, Aung San Suu Kyi, 76 ans, est jugée depuis juin pour une multitude d'infractions - importation illégale de talkies-walkies, violation des restrictions liées au Covid-19, sédition, corruption, incitation aux troubles publics... Elle risque de longues années de prison si elle est reconnue coupable. De nombreux observateurs dénoncent un procès politique dans le but de neutraliser la gagnante des élections de 2015 et de 2020. Le putsch de février a mis fin à une parenthèse démocratique d'une décennie. Depuis, les militaires mènent une répression sanglante contre leurs opposants avec plus de 1.200 civils tués et plus de 7.000 en détention, selon une ONG locale, l'Association d'assistance aux prisonniers politiques (AAPP), qui a rapporté des cas de tortures, de viols et d'exécutions extra-judiciaires. Fin octobre, Win Htein, proche collaborateur d'Aung San Suu Kyi âgé de 80 ans, a été condamné à 20 ans de prison pour trahison. (Belga)