C'est la raison invoquée jeudi dans la communication du Parlement européen. L'exclusion d'Aung San Suu Kyi de la communauté du Prix Sakharov est essentiellement un geste symbolique, exprimant la désapprobation des élus européens par rapport à son inaction en faveur des rohingyas. "Le Parlement européen ne se reconnait plus dans ce qu'elle est devenue", résume jeudi Philippe Lamberts, coprésident belge du groupe des Verts/ALE. La décision a facilement obtenu le feu vert de la Conférence des présidents. "Il était temps!" Le prix Sakharov est décerné annuellement par le Parlement européen à une personnalité dont l'action en faveur des droits de l'homme est jugée remarquable. À l'époque, en 1990, Mme Suu Kyi venait d'être placée en résidence surveillée après que son parti, la Ligue nationale pour la démocratie, eut remporté les élections birmanes. Elle n'avait finalement reçu physiquement son prix européen que 23 ans plus tard, en octobre 2013. En 1990, le Parlement européen avait voulu saluer sa lutte non violente face au pouvoir de l'armée, en faveur de la démocratie et des droits de l'homme. Après une nouvelle victoire électorale en 2012 et 2015, les alliés d'Aung San Suu Kyi se sont installés au pouvoir en Birmanie. Elle-même empêchée d'accéder à la présidence pour ses liens familiaux avec des ressortissants étrangers, elle occupe officiellement le poste de ministre des Affaires étrangères, de "conseillère spéciale de l'État" et porte-parole de la Présidence. Elle a cependant refusé ces dernières années d'officiellement condamner les exactions de l'armée et de milices bouddhistes visant la communauté musulmane Rohingya au Myanmar. Ces violences systématiques font l'objet d'une enquête de la Cour pénale internationale (CPI) et sont passées par la Cour international de Justice. (Belga)

C'est la raison invoquée jeudi dans la communication du Parlement européen. L'exclusion d'Aung San Suu Kyi de la communauté du Prix Sakharov est essentiellement un geste symbolique, exprimant la désapprobation des élus européens par rapport à son inaction en faveur des rohingyas. "Le Parlement européen ne se reconnait plus dans ce qu'elle est devenue", résume jeudi Philippe Lamberts, coprésident belge du groupe des Verts/ALE. La décision a facilement obtenu le feu vert de la Conférence des présidents. "Il était temps!" Le prix Sakharov est décerné annuellement par le Parlement européen à une personnalité dont l'action en faveur des droits de l'homme est jugée remarquable. À l'époque, en 1990, Mme Suu Kyi venait d'être placée en résidence surveillée après que son parti, la Ligue nationale pour la démocratie, eut remporté les élections birmanes. Elle n'avait finalement reçu physiquement son prix européen que 23 ans plus tard, en octobre 2013. En 1990, le Parlement européen avait voulu saluer sa lutte non violente face au pouvoir de l'armée, en faveur de la démocratie et des droits de l'homme. Après une nouvelle victoire électorale en 2012 et 2015, les alliés d'Aung San Suu Kyi se sont installés au pouvoir en Birmanie. Elle-même empêchée d'accéder à la présidence pour ses liens familiaux avec des ressortissants étrangers, elle occupe officiellement le poste de ministre des Affaires étrangères, de "conseillère spéciale de l'État" et porte-parole de la Présidence. Elle a cependant refusé ces dernières années d'officiellement condamner les exactions de l'armée et de milices bouddhistes visant la communauté musulmane Rohingya au Myanmar. Ces violences systématiques font l'objet d'une enquête de la Cour pénale internationale (CPI) et sont passées par la Cour international de Justice. (Belga)