La requête de Sudpresse, filiale du groupe Rossel (qui édite également Le Soir), vise la suppression de nombreuses publications concernant des opinions à propos de sa déontologie journalistique, explique-t-on chez Nordpresse. L'origine du conflit, qui n'est pas le premier entre les deux parties, remonte à la mi-octobre et à la publication de Sudinfo sur les réseaux sociaux d'une titraille jugée indécente. "Celle-ci proposait aux internautes de prendre connaissance, nous citons, des 'détails sordides' sur le viol d'une adolescente de 13 ans", situe Jacques Englebert, avocat de Nordpresse et de son fondateur Vincent Herregat, communément connu sous le pseudonyme Vincent Flibustier. En réaction, le site satirique avait suggéré à ses abonnés de faire connaître ces pratiques éditoriales aux annonceurs du groupe Sudpresse. Certains d'entre eux s'en sont, semble-t-il, étonnés et ont parfois pris la décision de revoir leur partenariat avec le média, se félicite Nordpresse. La filiale de Rossel a dès lors intenté jeudi dernier une action en cessation contre le site et son fondateur. Le calendrier des débats a été fixé ce mardi. La prochaine audience aura ainsi lieu le 6 décembre (à 9h30) devant la division namuroise du tribunal de l'entreprise de Liège. (Belga)