Des sentiments épars ont suivi l'énoncé du verdict dans le procès lié à l'euthanasie de Tine Nys. "Un grand soulagement" du côté des médecins à l'annonce de leur acquittement. De la tristesse, sans doute, encore et toujours pour la famille de la jeune femme.

Une certaine satisfaction également pour les défenseurs de la législation qui trouvent dans ce jugement une preuve que le cadre actuel fonctionne.

Mais ce qui est certain, c'est que ce procès et les enjeux qu'il a charriés laisseront des traces. Personne n'en sort indemne.

Car malgré l'acquittement des trois médecins, c'est le geste que le corps médical pose en fin de vie qui a été au coeur de l'attention. Le sentiment d'insécurité ne disparaîtra pas avec l'énoncé du verdict. Car, rappelons ici que le vide législatif qui entoure la notion de souffrance psychique insupportable, dans une phase de vie non-terminale peut mener à un procès pour assassinat par empoisonnement.

Les questions éthiques qui ont entouré ce procès se retrouveront vraisemblablement sur la table du prochain gouvernement. Elles font même déjà partie du grand marchandage en cours pour tenter de former une coalition fédérale. On sait que le CD&V a fait de la révision de la loi sur l'euthanasie un cheval de bataille. La procédure de contrôle visant à prévenir les abus lui semble, dans son application pratique, insuffisante. L'Open Vld veut également revoir la loi, mais pour lui, l'élargir aux patients atteints de démence.

Soulignons un point fondamental. Si une personne en grande souffrance psychique a décidé de ne plus vivre,, rien ne pourra l'en empêcher. Et si l'euthanasie devient source d'insécurité, c'est vers une autre solution qu'elle se tournera. Le suicide.

C'est la voie que Tine aurait suivie. Alors, au moment de débattre de la loi sur l'euthanasie, c'est de cela qu'il faudra se rappeler.

Des sentiments épars ont suivi l'énoncé du verdict dans le procès lié à l'euthanasie de Tine Nys. "Un grand soulagement" du côté des médecins à l'annonce de leur acquittement. De la tristesse, sans doute, encore et toujours pour la famille de la jeune femme. Une certaine satisfaction également pour les défenseurs de la législation qui trouvent dans ce jugement une preuve que le cadre actuel fonctionne.Mais ce qui est certain, c'est que ce procès et les enjeux qu'il a charriés laisseront des traces. Personne n'en sort indemne.Car malgré l'acquittement des trois médecins, c'est le geste que le corps médical pose en fin de vie qui a été au coeur de l'attention. Le sentiment d'insécurité ne disparaîtra pas avec l'énoncé du verdict. Car, rappelons ici que le vide législatif qui entoure la notion de souffrance psychique insupportable, dans une phase de vie non-terminale peut mener à un procès pour assassinat par empoisonnement. Les questions éthiques qui ont entouré ce procès se retrouveront vraisemblablement sur la table du prochain gouvernement. Elles font même déjà partie du grand marchandage en cours pour tenter de former une coalition fédérale. On sait que le CD&V a fait de la révision de la loi sur l'euthanasie un cheval de bataille. La procédure de contrôle visant à prévenir les abus lui semble, dans son application pratique, insuffisante. L'Open Vld veut également revoir la loi, mais pour lui, l'élargir aux patients atteints de démence. Soulignons un point fondamental. Si une personne en grande souffrance psychique a décidé de ne plus vivre,, rien ne pourra l'en empêcher. Et si l'euthanasie devient source d'insécurité, c'est vers une autre solution qu'elle se tournera. Le suicide. C'est la voie que Tine aurait suivie. Alors, au moment de débattre de la loi sur l'euthanasie, c'est de cela qu'il faudra se rappeler.