Les parcs nationaux et les zones protégées couvrent près d'un quart de la surface du pays et la majeure partie se situe sur les terres ancestrales des populations autochtones. Selon Amnesty International, les habitants sont en général expulsés de force sans aucune forme d'indemnisation en contrepartie. Certaines familles ont également été forcées de quitter des zones tampons, zones situées en dehors des parcs qui permettent aux habitants d'avoir accès aux ressources de la forêt. Dans certains cas, les autochtones continuent même de payer l'impôt sur le revenu foncier alors qu'ils n'ont plus accès à leurs terres. La loi népalaise sur la préservation de la faune et de la flore sauvage a également eu un impact sur le mode de vie des populations indigènes puisqu'elle restreint la chasse, la pâture, l'abattage d'arbres, la culture des terres ou l'utilisation de la forêt, et interdit toute construction dans un parc national ou une réserve sauvage. Privés d'accès aux ressources dont ils ont besoin, les autochtones se retrouvent donc en situation d'insécurité alimentaire et en difficulté en termes de santé et de logement. Nombre d'entre eux n'ont d'autres choix que de cultiver des terres de propriétaire en échange de 50% des récoltes, ce qui entraine parfois des violations des droits humains, les propriétaires profitant de leur situation pour exploiter les travailleurs. Selon Amnesty, des autochtones qui s'introduisent dans les parcs nationaux sont régulièrement arrêtés et placés en détention. Beaucoup témoignent de mauvais traitements ou de torture par les militaires déployés dans les parcs, certains en sont morts. Au Népal, le rôle de l'armée dans les parcs nationaux est en augmentation et ses pouvoirs ne sont pas restreints par un cadre législatif. "Depuis près d'un demi-siècle, les gouvernements manquent à leurs obligations envers les peuples autochtones au Népal, alors que la Constitution leur impose de respecter leurs droits. Afin de réparer cette injustice, les autorités doivent reconnaître le droit des peuples indigènes à disposer de leurs terres ancestrales et leur permettre d'y retourner", a déclaré Jagat Basnet, directeur exécutif du Centre d'autonomie communautaire. "Cette mesure doit s'accompagner de modifications législatives garantissant le droit des peuples autochtones à participer pleinement à la gestion des zones de préservation de la nature et d'un processus participatif ouvert à tous afin de s'entendre sur une juste indemnisation pour les préjudices infligés par les autorités népalaises." (Belga)

Les parcs nationaux et les zones protégées couvrent près d'un quart de la surface du pays et la majeure partie se situe sur les terres ancestrales des populations autochtones. Selon Amnesty International, les habitants sont en général expulsés de force sans aucune forme d'indemnisation en contrepartie. Certaines familles ont également été forcées de quitter des zones tampons, zones situées en dehors des parcs qui permettent aux habitants d'avoir accès aux ressources de la forêt. Dans certains cas, les autochtones continuent même de payer l'impôt sur le revenu foncier alors qu'ils n'ont plus accès à leurs terres. La loi népalaise sur la préservation de la faune et de la flore sauvage a également eu un impact sur le mode de vie des populations indigènes puisqu'elle restreint la chasse, la pâture, l'abattage d'arbres, la culture des terres ou l'utilisation de la forêt, et interdit toute construction dans un parc national ou une réserve sauvage. Privés d'accès aux ressources dont ils ont besoin, les autochtones se retrouvent donc en situation d'insécurité alimentaire et en difficulté en termes de santé et de logement. Nombre d'entre eux n'ont d'autres choix que de cultiver des terres de propriétaire en échange de 50% des récoltes, ce qui entraine parfois des violations des droits humains, les propriétaires profitant de leur situation pour exploiter les travailleurs. Selon Amnesty, des autochtones qui s'introduisent dans les parcs nationaux sont régulièrement arrêtés et placés en détention. Beaucoup témoignent de mauvais traitements ou de torture par les militaires déployés dans les parcs, certains en sont morts. Au Népal, le rôle de l'armée dans les parcs nationaux est en augmentation et ses pouvoirs ne sont pas restreints par un cadre législatif. "Depuis près d'un demi-siècle, les gouvernements manquent à leurs obligations envers les peuples autochtones au Népal, alors que la Constitution leur impose de respecter leurs droits. Afin de réparer cette injustice, les autorités doivent reconnaître le droit des peuples indigènes à disposer de leurs terres ancestrales et leur permettre d'y retourner", a déclaré Jagat Basnet, directeur exécutif du Centre d'autonomie communautaire. "Cette mesure doit s'accompagner de modifications législatives garantissant le droit des peuples autochtones à participer pleinement à la gestion des zones de préservation de la nature et d'un processus participatif ouvert à tous afin de s'entendre sur une juste indemnisation pour les préjudices infligés par les autorités népalaises." (Belga)