Il arrive souvent que la disparition d'un mineur d'âge du réseau d'accueil où il a abouti ne soit pas traitée en priorité, par défaut d'informations ou de moyens ou par manque de formation appropriée des autorités sur la manière de traiter ces cas spécifiques, selon Missing Children Europa. En 2018, seuls 25% des jeunes primo-arrivants signalés au service d'assistance téléphonique pour enfants disparus (116000) ont été retrouvés par les autorités. Le sort des 75% restants reste inconnu. Rien qu'en Belgique, Child Focus a reçu sur la période 2014-2018 quelque 430 signalements de disparition de mineurs d'âge non-accompagnés. "C'est hallucinant de constater que tant d'enfants qui rêvent d'une vie meilleure en Europe disparaissent des radars", commente Hilde Vautmans (Open Vld), co-présidente de l'intergroupe sur le droit des enfants au Parlement européen. En 2016 déjà, Europol, l'agence européenne de police criminelle, NDLR, avait alerté sur la disparition de 10.000 migrants mineurs d'âge non accompagnés en Europe, fait-elle remarquer. Dans le meilleur des cas, l'enfant disparu aura poursuivi son trajet pour arriver chez des membres de sa famille dans un autre pays. "Mais il se peut aussi bien qu'il soit exploité pour travailler, abusé sexuellement ou tué pour ses organes", ajoute Mme Vautmans. L'élue enjoint aux gouvernements de l'UE de mettre en ?uvre les recommandations de Missing Children Europe, en menant notamment des exercices de simulation comme c'est déjà le cas en Belgique, en Grèce, en Italie, en France, au Royaume-Uni et en Suède, où les ONG, les pouvoirs publics en charge de la migration, les services de police et les autorités locales coopèrent pour résoudre des disparitions fictives. "Il en ressort que si les procédures existantes étaient mieux suivies, si la coopération transfrontalière était plus efficace et si les outils existants comme la ligne 116000 recevaient plus de moyens, on pourrait éviter la disparition d'enfants qui tombent dans les griffes des trafiquants d'êtres humains". Des recommandations par pays sont également publiées. Pour la Belgique, l'ONG insiste sur la nécessité de désigner rapidement un tuteur et de centraliser les données sur les enfants disparus. (Belga)

Il arrive souvent que la disparition d'un mineur d'âge du réseau d'accueil où il a abouti ne soit pas traitée en priorité, par défaut d'informations ou de moyens ou par manque de formation appropriée des autorités sur la manière de traiter ces cas spécifiques, selon Missing Children Europa. En 2018, seuls 25% des jeunes primo-arrivants signalés au service d'assistance téléphonique pour enfants disparus (116000) ont été retrouvés par les autorités. Le sort des 75% restants reste inconnu. Rien qu'en Belgique, Child Focus a reçu sur la période 2014-2018 quelque 430 signalements de disparition de mineurs d'âge non-accompagnés. "C'est hallucinant de constater que tant d'enfants qui rêvent d'une vie meilleure en Europe disparaissent des radars", commente Hilde Vautmans (Open Vld), co-présidente de l'intergroupe sur le droit des enfants au Parlement européen. En 2016 déjà, Europol, l'agence européenne de police criminelle, NDLR, avait alerté sur la disparition de 10.000 migrants mineurs d'âge non accompagnés en Europe, fait-elle remarquer. Dans le meilleur des cas, l'enfant disparu aura poursuivi son trajet pour arriver chez des membres de sa famille dans un autre pays. "Mais il se peut aussi bien qu'il soit exploité pour travailler, abusé sexuellement ou tué pour ses organes", ajoute Mme Vautmans. L'élue enjoint aux gouvernements de l'UE de mettre en ?uvre les recommandations de Missing Children Europe, en menant notamment des exercices de simulation comme c'est déjà le cas en Belgique, en Grèce, en Italie, en France, au Royaume-Uni et en Suède, où les ONG, les pouvoirs publics en charge de la migration, les services de police et les autorités locales coopèrent pour résoudre des disparitions fictives. "Il en ressort que si les procédures existantes étaient mieux suivies, si la coopération transfrontalière était plus efficace et si les outils existants comme la ligne 116000 recevaient plus de moyens, on pourrait éviter la disparition d'enfants qui tombent dans les griffes des trafiquants d'êtres humains". Des recommandations par pays sont également publiées. Pour la Belgique, l'ONG insiste sur la nécessité de désigner rapidement un tuteur et de centraliser les données sur les enfants disparus. (Belga)