Dans son reportage "Le geôlier sympathique" qu'a publié dimanche le journal El Periódico, Marc Marginedas relate sa relation avec Najim Laachraoui durant sa captivité, pendant laquelle il a, par moments, été surveillé par trois djihadistes britanniques, dont 'Jihadi John', auteur de plusieurs décapitations d'otages occidentaux. Selon le journaliste, le futur kamikaze, qui se faisait appeler Abou Idriss en Syrie, "était de loin le plus intelligent et réfléchi des geôliers s'exprimant en français qui nous ont gardé d'octobre jusque fin décembre 2013 dans un cachot près d'Alep". Marc Marginedas raconte que peu de temps après avoir été kidnappé et alors qu'il était transféré, enchaîné, vers ce qui s'avérerait être son cachot, lui et un autre otage ont eu une conversation avec Najim Laachraoui. "C'était presque une discussion entre amis, sur un ton cordial, durant laquelle nous en étions presque arrivés à oublier que deux des interlocuteurs étaient des otages privés de liberté et que le troisième était un geôlier qui pouvait recevoir à tout moment l'ordre de nous exécuter", se souvient-il. Le journaliste explique que, contrairement aux djihadistes anglais, le Belge "n'éprouvait pas de plaisir à contempler la souffrance des autres ni à en infliger sans provocation au préalable", et que, lorsqu'il était chargé de l'intendance, "la nourriture était servie de façon ponctuelle deux fois par jour", et qu'il proposait même parfois de la réchauffer. Malgré ces "attentions", ni le journaliste espagnol ni les autres otages occidentaux qui l'accompagnaient "n'en sont arrivés à douter un instant que la main d'Abú Idriss/Najim Laachraoui pourrait trembler s'il recevait l'ordre de tuer". La dernière fois que Marc Marginedas a aperçu le futur kamikaze, c'était à la fin janvier 2014. La semaine passée, deux journalistes français, eux aussi otages de l'EI en Syrie, avaient également identifié formellement Najim Laachraoui. (Belga)

Dans son reportage "Le geôlier sympathique" qu'a publié dimanche le journal El Periódico, Marc Marginedas relate sa relation avec Najim Laachraoui durant sa captivité, pendant laquelle il a, par moments, été surveillé par trois djihadistes britanniques, dont 'Jihadi John', auteur de plusieurs décapitations d'otages occidentaux. Selon le journaliste, le futur kamikaze, qui se faisait appeler Abou Idriss en Syrie, "était de loin le plus intelligent et réfléchi des geôliers s'exprimant en français qui nous ont gardé d'octobre jusque fin décembre 2013 dans un cachot près d'Alep". Marc Marginedas raconte que peu de temps après avoir été kidnappé et alors qu'il était transféré, enchaîné, vers ce qui s'avérerait être son cachot, lui et un autre otage ont eu une conversation avec Najim Laachraoui. "C'était presque une discussion entre amis, sur un ton cordial, durant laquelle nous en étions presque arrivés à oublier que deux des interlocuteurs étaient des otages privés de liberté et que le troisième était un geôlier qui pouvait recevoir à tout moment l'ordre de nous exécuter", se souvient-il. Le journaliste explique que, contrairement aux djihadistes anglais, le Belge "n'éprouvait pas de plaisir à contempler la souffrance des autres ni à en infliger sans provocation au préalable", et que, lorsqu'il était chargé de l'intendance, "la nourriture était servie de façon ponctuelle deux fois par jour", et qu'il proposait même parfois de la réchauffer. Malgré ces "attentions", ni le journaliste espagnol ni les autres otages occidentaux qui l'accompagnaient "n'en sont arrivés à douter un instant que la main d'Abú Idriss/Najim Laachraoui pourrait trembler s'il recevait l'ordre de tuer". La dernière fois que Marc Marginedas a aperçu le futur kamikaze, c'était à la fin janvier 2014. La semaine passée, deux journalistes français, eux aussi otages de l'EI en Syrie, avaient également identifié formellement Najim Laachraoui. (Belga)