L'affaire avait été révélée avant les attentats du 22 mars et avait été à l'origine d'une première demande de commission d'enquête. Une policière attachée à l'unité DR3 de la police judiciaire fédérale, en charge du terrorisme, a été contactée à la mi-juillet 2014 par une source l'avertissant d'une part du départ d'Abdelhamid Abaoud en Syrie, information déjà connue des services de police, et d'autre part de deux frères se vantant d'être en contact avec un réseau de djihadistes en Syrie. Elle en informe ses supérieurs. Ceux-ci lui indiquent qu'elle n'est pas en charge du dossier mais trois jours plus tard, elle s'aperçoit que rien n'a encore été fait. En compagnie de deux officiers, elle accomplit une recherche sur le registre national sur la base des éléments dont elle dispose et tombe sur les frères Abdeslam, dont le nom figurera en novembre 2015 parmi les auteurs des attentats de Paris aux côtés d'Abaoud, a-t-elle expliqué mercredi devant la commission, a-t-on appris de sources concordantes. Le résultat de cette recherche, à savoir l'identité des frères Abdeslam, n'a jamais été mentionné dans les rapports de police, alors qu'elle a eu lieu et que des traces électroniques en sont conservées, a-t-elle précisé, selon les mêmes sources. La policière a également dénoncé les conditions de travail et l'ambiance qui régnait à la DR3 à l'époque, qui l'a poussée à déposer une plainte pour harcèlement, classée sans suite, et a mené, dit-elle, à une lettre signée par dix collaborateurs adressée à la direction. (Belga)

L'affaire avait été révélée avant les attentats du 22 mars et avait été à l'origine d'une première demande de commission d'enquête. Une policière attachée à l'unité DR3 de la police judiciaire fédérale, en charge du terrorisme, a été contactée à la mi-juillet 2014 par une source l'avertissant d'une part du départ d'Abdelhamid Abaoud en Syrie, information déjà connue des services de police, et d'autre part de deux frères se vantant d'être en contact avec un réseau de djihadistes en Syrie. Elle en informe ses supérieurs. Ceux-ci lui indiquent qu'elle n'est pas en charge du dossier mais trois jours plus tard, elle s'aperçoit que rien n'a encore été fait. En compagnie de deux officiers, elle accomplit une recherche sur le registre national sur la base des éléments dont elle dispose et tombe sur les frères Abdeslam, dont le nom figurera en novembre 2015 parmi les auteurs des attentats de Paris aux côtés d'Abaoud, a-t-elle expliqué mercredi devant la commission, a-t-on appris de sources concordantes. Le résultat de cette recherche, à savoir l'identité des frères Abdeslam, n'a jamais été mentionné dans les rapports de police, alors qu'elle a eu lieu et que des traces électroniques en sont conservées, a-t-elle précisé, selon les mêmes sources. La policière a également dénoncé les conditions de travail et l'ambiance qui régnait à la DR3 à l'époque, qui l'a poussée à déposer une plainte pour harcèlement, classée sans suite, et a mené, dit-elle, à une lettre signée par dix collaborateurs adressée à la direction. (Belga)