"Près d'un an après les attentats, il y a moins de 15% du dommage estimé qui a été indemnisé. Et seul 18% des dossiers sont bouclés. Les assureurs laissent les gens à leur propre sort", a déploré la ministre devant la commission des Affaires sociales de la Chambre.

Mme De Block juge cette attitude "intolérable". "Par des carrousels administratifs et des délais d'attente trop longs, ces gens sont victimes une deuxième fois", a-t-elle ajouté.

Selon elle, les assureurs se réfugient derrière la "solidarité nationale". "Ce n'est pas à l'Etat d'intervenir à la place des assureurs. Ils doivent prendre leurs responsabilités".

La commission a abordé le projet de loi du gouvernement consacrant un statut des victimes du terrorisme. Certaines victimes, regroupées dans une association, ont jugé le texte insuffisant. Une partie de leurs critiques portent sur le Fonds des victimes, qui n'est pas intégré dans le projet.

La conférence des présidents a décidé mercredi de suspendre le vote du texte en attendant que la commission d'enquête sur les attentats ait bouclé son rapport, vers la fin avril.

Les associations de victimes auraient voulu être entendues sur le projet de loi. Mais après un fastidieux débat de procédure, l'audition a été reportée après le 30 avril.

La majorité s'est dite ouverte à des améliorations mais n'était pas favorable à cette nouvelle audition. L'un des arguments invoqués était un manque de respect envers la commission d'enquête, qui a déjà entendu les victimes il y a peu. L'opposition s'est dite stupéfaite par ces explications. Deux des membres de la commission d'enquête -André Fréderic (PS) et Gilles Vanden Burre (Ecolo)- les ont rejetées. "Ce ne serait pas du tout un double emploi. Nos auditions étaient beaucoup plus larges et ne concernaient pas spécifiquement ce projet de loi", a fait valoir l'écologiste. Catherine Fonck (cdH) a dénoncé une attitude "irrespectueuse".

"Près d'un an après les attentats, il y a moins de 15% du dommage estimé qui a été indemnisé. Et seul 18% des dossiers sont bouclés. Les assureurs laissent les gens à leur propre sort", a déploré la ministre devant la commission des Affaires sociales de la Chambre. Mme De Block juge cette attitude "intolérable". "Par des carrousels administratifs et des délais d'attente trop longs, ces gens sont victimes une deuxième fois", a-t-elle ajouté. Selon elle, les assureurs se réfugient derrière la "solidarité nationale". "Ce n'est pas à l'Etat d'intervenir à la place des assureurs. Ils doivent prendre leurs responsabilités". La commission a abordé le projet de loi du gouvernement consacrant un statut des victimes du terrorisme. Certaines victimes, regroupées dans une association, ont jugé le texte insuffisant. Une partie de leurs critiques portent sur le Fonds des victimes, qui n'est pas intégré dans le projet. La conférence des présidents a décidé mercredi de suspendre le vote du texte en attendant que la commission d'enquête sur les attentats ait bouclé son rapport, vers la fin avril. Les associations de victimes auraient voulu être entendues sur le projet de loi. Mais après un fastidieux débat de procédure, l'audition a été reportée après le 30 avril. La majorité s'est dite ouverte à des améliorations mais n'était pas favorable à cette nouvelle audition. L'un des arguments invoqués était un manque de respect envers la commission d'enquête, qui a déjà entendu les victimes il y a peu. L'opposition s'est dite stupéfaite par ces explications. Deux des membres de la commission d'enquête -André Fréderic (PS) et Gilles Vanden Burre (Ecolo)- les ont rejetées. "Ce ne serait pas du tout un double emploi. Nos auditions étaient beaucoup plus larges et ne concernaient pas spécifiquement ce projet de loi", a fait valoir l'écologiste. Catherine Fonck (cdH) a dénoncé une attitude "irrespectueuse".