Dans la nuit du 29 au 30 septembre 2017, un habitant d'un immeuble du sud de Paris avait donné l'alerte après avoir découvert au rez-de chaussée quatre bonbonnes de gaz surmontées d'un dispositif de mise à feu électrique par téléphone, autour desquelles avait été versée beaucoup d'essence. Pour une raison inconnue, trois appels n'avaient pas réussi à déclencher le dispositif. Deux jours plus tard, trois suspects avaient été interpellés avant d'être mis en examen et écroués: Amine A., Sami B. et Aymen B. Pourquoi cet immeuble d'une petite rue dans ce quartier aisé de la capitale a-t-il été visé ? "C'est la grande interrogation qui reste dans le dossier", soulignait une source proche après trois ans d'enquête. Dans une ordonnance récente, le juge d'instruction chargé du dossier a décidé de renvoyer aux assises deux des suspects pour "tentative d'assassinat" et "tentative de destruction par moyen dangereux pour les personnes" en relation avec une entreprise terroriste, et un troisième pour "complicité" de ces deux infractions, selon la source judiciaire. Les trois hommes sont également renvoyés aux assises pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Deux ont interjeté appel de l'ordonnance de renvoi, selon la source judiciaire. Une quatrième personne est également renvoyée en procès, pour un vol connexe à l'affaire. Le parquet national antiterroriste (Pnat) avait requis début novembre que les trois principaux accusés soient tous jugés pour "tentative d'assassinat". Le mode opératoire, et l'ADN d'Aymen B. relevé sur place, avaient mis les enquêteurs sur la piste du trio. Cet homme de 31 ans né à Paris était fiché depuis juillet 2016 "en raison d'un prosélytisme pro-Daech" (acronyme arabe de l'organisation terroriste Etat islamique), avait déclaré à l'époque le procureur François Molins. Il était en contact avec Amine A., 32 ans, également fiché et connu pour avoir été en garde à vue en 2013 dans le dossier Forsane Alizza, groupuscule islamiste radical dissous en 2012 par les autorités. Sami B., le cousin de 30 ans d'Aymen B., avait été arrêté en raison de leurs nombreux contacts téléphoniques et de matériel retrouvé à son domicile pouvant correspondre au dispositif. (Belga)

Dans la nuit du 29 au 30 septembre 2017, un habitant d'un immeuble du sud de Paris avait donné l'alerte après avoir découvert au rez-de chaussée quatre bonbonnes de gaz surmontées d'un dispositif de mise à feu électrique par téléphone, autour desquelles avait été versée beaucoup d'essence. Pour une raison inconnue, trois appels n'avaient pas réussi à déclencher le dispositif. Deux jours plus tard, trois suspects avaient été interpellés avant d'être mis en examen et écroués: Amine A., Sami B. et Aymen B. Pourquoi cet immeuble d'une petite rue dans ce quartier aisé de la capitale a-t-il été visé ? "C'est la grande interrogation qui reste dans le dossier", soulignait une source proche après trois ans d'enquête. Dans une ordonnance récente, le juge d'instruction chargé du dossier a décidé de renvoyer aux assises deux des suspects pour "tentative d'assassinat" et "tentative de destruction par moyen dangereux pour les personnes" en relation avec une entreprise terroriste, et un troisième pour "complicité" de ces deux infractions, selon la source judiciaire. Les trois hommes sont également renvoyés aux assises pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Deux ont interjeté appel de l'ordonnance de renvoi, selon la source judiciaire. Une quatrième personne est également renvoyée en procès, pour un vol connexe à l'affaire. Le parquet national antiterroriste (Pnat) avait requis début novembre que les trois principaux accusés soient tous jugés pour "tentative d'assassinat". Le mode opératoire, et l'ADN d'Aymen B. relevé sur place, avaient mis les enquêteurs sur la piste du trio. Cet homme de 31 ans né à Paris était fiché depuis juillet 2016 "en raison d'un prosélytisme pro-Daech" (acronyme arabe de l'organisation terroriste Etat islamique), avait déclaré à l'époque le procureur François Molins. Il était en contact avec Amine A., 32 ans, également fiché et connu pour avoir été en garde à vue en 2013 dans le dossier Forsane Alizza, groupuscule islamiste radical dissous en 2012 par les autorités. Sami B., le cousin de 30 ans d'Aymen B., avait été arrêté en raison de leurs nombreux contacts téléphoniques et de matériel retrouvé à son domicile pouvant correspondre au dispositif. (Belga)