"L'ADN de Mehdi Nemmouche n'a pas été décelé sur la porte d'entrée du musée"

"La première preuve de l'innocence de Mehdi Nemmouche est que le tireur a manipulé par trois fois la porte d'entrée du musée. Or, l'ADN de Mehdi Nemmouche n'est pas sur cette porte", a déclaré Me Henri Laquay, l'un des avocats de Mehdi Nemmouche, mardi après-midi, devant la cour d'assises de Bruxelles. Il a dès lors déjà demandé au jury d'acquitter son client.

"Mehdi Nemmouche n'est pas la personne qui a appuyé sur la détente et nous allons vous énoncer certaines preuves qui le démontrent", a déclaré Me Henri Laquay, lisant l'acte de défense de Mehdi Nemmouche, mardi après-midi, devant la cour d'assises de Bruxelles, lors du procès de l'attentat au Musée juif de Belgique en mai 2014.

"D'autres preuves seront produites au fur et à mesure du procès et de l'audition des témoins, mais aussi lors de nos plaidoiries. Nous ne les évoquerons pas avant de crainte que certains témoins comme les enquêteurs n'adaptent leurs réponses à nos questions", a poursuivi le pénaliste.

"La première preuve de l'innocence de Mehdi Nemmouche est que le tireur a manipulé par trois fois la porte d'entrée du musée. Or, l'ADN de Mehdi Nemmouche n'est pas sur cette porte", a déclaré Me Laquay. "Et il apparaît de l'analyse des images de vidéo-surveillance que le tireur ne portait pas de gants." L'ADN des victimes Alexandre Strens et Dominique Sabrier, ainsi que celui de personnes non-identifiées, ont eux bien été mis en évidence sur la porte, a poursuivi l'avocat.

"L'ADN est la 'reine des preuves', et celle-ci ne se trouve pas du côté des accusateurs mais bien de la défense. L'accusation tente de faire dévier le jury pour ne pas parler de l'ADN." L'ADN de l'accusé n'a pas non plus été retrouvé sur la détente du revolver qu'il avait dans sa veste au moment de son arrestation, alors que le tueur a utilisé ce revolver, a souligné le pénaliste.

Si le profil génétique de Mehdi Nemmouche se trouve bien à divers endroits de la kalachnikov, c'est parce que celui-ci l'a manipulée pour vérifier qu'elle n'était pas armée lorsqu'il l'a trouvée, avance son avocat. Et s'il a emporté le revolver, c'est parce qu'il se sentait "menacé par le véritable assassin et ses complices". A Marseille, il se "laisse arrêter, presque soulagé, par un simple douanier", a encore dit Me Laquay.

Selon son avocat, Mehdi Nemmouche a été "piégé" dans des circonstances qui seront précisées ultérieurement. La défense réclame par ailleurs le visionnage public des images de vidéo-surveillance du musée. Dans ce procès, Mehdi Nemmouche et Nacer Bendrer, deux Français de 33 et 30 ans, sont accusés d'avoir été auteurs ou co-auteurs de l'attentat perprétré au Musée juif de Belgique à Bruxelles le 24 mai 2014, faisant quatre morts.

"L'ADN de Mehdi Nemmouche n'a pas été décelé sur la porte d'entrée du musée""La première preuve de l'innocence de Mehdi Nemmouche est que le tireur a manipulé par trois fois la porte d'entrée du musée. Or, l'ADN de Mehdi Nemmouche n'est pas sur cette porte", a déclaré Me Henri Laquay, l'un des avocats de Mehdi Nemmouche, mardi après-midi, devant la cour d'assises de Bruxelles. Il a dès lors déjà demandé au jury d'acquitter son client."Mehdi Nemmouche n'est pas la personne qui a appuyé sur la détente et nous allons vous énoncer certaines preuves qui le démontrent", a déclaré Me Henri Laquay, lisant l'acte de défense de Mehdi Nemmouche, mardi après-midi, devant la cour d'assises de Bruxelles, lors du procès de l'attentat au Musée juif de Belgique en mai 2014. "D'autres preuves seront produites au fur et à mesure du procès et de l'audition des témoins, mais aussi lors de nos plaidoiries. Nous ne les évoquerons pas avant de crainte que certains témoins comme les enquêteurs n'adaptent leurs réponses à nos questions", a poursuivi le pénaliste. "La première preuve de l'innocence de Mehdi Nemmouche est que le tireur a manipulé par trois fois la porte d'entrée du musée. Or, l'ADN de Mehdi Nemmouche n'est pas sur cette porte", a déclaré Me Laquay. "Et il apparaît de l'analyse des images de vidéo-surveillance que le tireur ne portait pas de gants." L'ADN des victimes Alexandre Strens et Dominique Sabrier, ainsi que celui de personnes non-identifiées, ont eux bien été mis en évidence sur la porte, a poursuivi l'avocat. "L'ADN est la 'reine des preuves', et celle-ci ne se trouve pas du côté des accusateurs mais bien de la défense. L'accusation tente de faire dévier le jury pour ne pas parler de l'ADN." L'ADN de l'accusé n'a pas non plus été retrouvé sur la détente du revolver qu'il avait dans sa veste au moment de son arrestation, alors que le tueur a utilisé ce revolver, a souligné le pénaliste. Si le profil génétique de Mehdi Nemmouche se trouve bien à divers endroits de la kalachnikov, c'est parce que celui-ci l'a manipulée pour vérifier qu'elle n'était pas armée lorsqu'il l'a trouvée, avance son avocat. Et s'il a emporté le revolver, c'est parce qu'il se sentait "menacé par le véritable assassin et ses complices". A Marseille, il se "laisse arrêter, presque soulagé, par un simple douanier", a encore dit Me Laquay. Selon son avocat, Mehdi Nemmouche a été "piégé" dans des circonstances qui seront précisées ultérieurement. La défense réclame par ailleurs le visionnage public des images de vidéo-surveillance du musée. Dans ce procès, Mehdi Nemmouche et Nacer Bendrer, deux Français de 33 et 30 ans, sont accusés d'avoir été auteurs ou co-auteurs de l'attentat perprétré au Musée juif de Belgique à Bruxelles le 24 mai 2014, faisant quatre morts.