"Mehdi Nemmouche se tait dans toutes les langues depuis des années. Mais le 7 février dernier, son avocat reconnaît que son client est radicalisé et qu'il s'est rendu en Syrie. Et on nous lâche ça en fin d'audience, entre la soupe et les patates! " Selon Bernard Michel, Mehdi Nemmouche est même "archi-radicalisé", et depuis longtemps. "Dans sa jeunesse, il justifiait déjà la lapidation d'une femme adultère. A sa sortie de prison, il ne va pas chez sa grand-mère à laquelle il tient soi-disant tant, non. Il va à la mosquée. Chez son ami Hassani, il refuse de manger en présence d'une femme...", a-t-il énuméré, ajoutant qu'il s'était présenté à ses otages en Syrie comme "un criminel devenu un nettoyeur ethnique". "En réalité, je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi radicalisé que lui." Le procureur fédéral était précédemment revenu sur les éléments qui prouvent qu'il s'agit bien de meurtres. "Personne ne va parler d'un accident. Chaque tir vers chaque victime était clairement volontaire. Et pour chaque victime, l'intention de tuer est bel et bien présente", a relevé Bernard Michel. Le caractère prémédité est par ailleurs "une évidence". "Il ne s'agit pas d'une bagarre qui tourne mal, Mehdi Nemmouche est bien venu dans le but de tuer", a-t-il pointé. De plus, "il n'a pas pris un couteau de cuisine mais une kalachnikov. Il partait à la guerre, il s'était préparé au carnage". Bernard Michel a encore relevé que Mehdi Nemmouche avait téléphoné à Nacer Bendrer un mois et demi avant les faits, qu'il avait fait plus de 1.000 kilomètres pour se procurer les armes et qu'il avait repéré les lieux le 23 mai. "Nous avons là la certitude, au-delà de tout doute raisonnable, qu'il a bien prémédité son acte." Et ce, même s'il ne connaissait pas les victimes. "L'identité des victimes importait peu pour lui. Le but, c'est qu'il y en ait, peu importe combien." Enfin, le contexte terroriste ne fait aucun doute non plus, de par la violence "aveugle" et "hors-normes" des faits, leur gratuité, le lieu symbolique visé et la personnalité de l'auteur, selon l'accusation. "Les faits doivent donc bien être qualifiés juridiquement d'assassinats commis dans un contexte terroriste", a conclu le ministère public, demandant au jury de répondre "oui" à toutes les questions qui lui seront posées concernant Mehdi Nemmouche. (Belga)

"Mehdi Nemmouche se tait dans toutes les langues depuis des années. Mais le 7 février dernier, son avocat reconnaît que son client est radicalisé et qu'il s'est rendu en Syrie. Et on nous lâche ça en fin d'audience, entre la soupe et les patates! " Selon Bernard Michel, Mehdi Nemmouche est même "archi-radicalisé", et depuis longtemps. "Dans sa jeunesse, il justifiait déjà la lapidation d'une femme adultère. A sa sortie de prison, il ne va pas chez sa grand-mère à laquelle il tient soi-disant tant, non. Il va à la mosquée. Chez son ami Hassani, il refuse de manger en présence d'une femme...", a-t-il énuméré, ajoutant qu'il s'était présenté à ses otages en Syrie comme "un criminel devenu un nettoyeur ethnique". "En réalité, je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi radicalisé que lui." Le procureur fédéral était précédemment revenu sur les éléments qui prouvent qu'il s'agit bien de meurtres. "Personne ne va parler d'un accident. Chaque tir vers chaque victime était clairement volontaire. Et pour chaque victime, l'intention de tuer est bel et bien présente", a relevé Bernard Michel. Le caractère prémédité est par ailleurs "une évidence". "Il ne s'agit pas d'une bagarre qui tourne mal, Mehdi Nemmouche est bien venu dans le but de tuer", a-t-il pointé. De plus, "il n'a pas pris un couteau de cuisine mais une kalachnikov. Il partait à la guerre, il s'était préparé au carnage". Bernard Michel a encore relevé que Mehdi Nemmouche avait téléphoné à Nacer Bendrer un mois et demi avant les faits, qu'il avait fait plus de 1.000 kilomètres pour se procurer les armes et qu'il avait repéré les lieux le 23 mai. "Nous avons là la certitude, au-delà de tout doute raisonnable, qu'il a bien prémédité son acte." Et ce, même s'il ne connaissait pas les victimes. "L'identité des victimes importait peu pour lui. Le but, c'est qu'il y en ait, peu importe combien." Enfin, le contexte terroriste ne fait aucun doute non plus, de par la violence "aveugle" et "hors-normes" des faits, leur gratuité, le lieu symbolique visé et la personnalité de l'auteur, selon l'accusation. "Les faits doivent donc bien être qualifiés juridiquement d'assassinats commis dans un contexte terroriste", a conclu le ministère public, demandant au jury de répondre "oui" à toutes les questions qui lui seront posées concernant Mehdi Nemmouche. (Belga)