Dès les premières auditions, Mehdi Nemmouche avait exercé son droit au silence face aux enquêteurs qui le questionnaient sur les armes en sa possession lors de son arrestation à Marseille le 30 mai 2014 et sur son implication dans l'attaque terroriste. Parmi ses rares réponses, il avait notamment indiqué qu'il ne ressentait "rien du tout" face aux lourdes accusations. "Ses auditions n'étaient pas faciles du tout", a confirmé la juge d'instruction Berta Bernardo Mendez devant la cour d'assises mercredi. "Il a imposé ce silence à tout le monde car il reprochait aux enquêteurs de poser des questions." Lorsque les enquêteurs lui avaient demandé au cours d'une audition si tuer un être humain pouvait être légitime à ses yeux, Mehdi Nemmouche avait tout de même répondu que la mort de certains hommes pouvait effectivement se révéler "légitime", s'appuyant sur les exemples de la lutte contre le franquisme ou de la résistance française face au nazisme. Interrogé plus précisément sur la mort de civils, il avait questionné cette notion. "Par exemple, les milices serbes sont composées uniquement de civils et ce sont quand-même des criminels", avait-il déclaré lors de son audition du 2 juin 2014. La juge d'instruction a évoqué une "forme de chantage" quand Mehdi Nemmouche justifiait son refus de parler par la diffusion d'éléments de l'enquête dans la presse, arguant qu'il souhaitait "que (ses) propos et ceux de (sa) famille ne soient pas divulgués aux plus offrants". (Belga)

Dès les premières auditions, Mehdi Nemmouche avait exercé son droit au silence face aux enquêteurs qui le questionnaient sur les armes en sa possession lors de son arrestation à Marseille le 30 mai 2014 et sur son implication dans l'attaque terroriste. Parmi ses rares réponses, il avait notamment indiqué qu'il ne ressentait "rien du tout" face aux lourdes accusations. "Ses auditions n'étaient pas faciles du tout", a confirmé la juge d'instruction Berta Bernardo Mendez devant la cour d'assises mercredi. "Il a imposé ce silence à tout le monde car il reprochait aux enquêteurs de poser des questions." Lorsque les enquêteurs lui avaient demandé au cours d'une audition si tuer un être humain pouvait être légitime à ses yeux, Mehdi Nemmouche avait tout de même répondu que la mort de certains hommes pouvait effectivement se révéler "légitime", s'appuyant sur les exemples de la lutte contre le franquisme ou de la résistance française face au nazisme. Interrogé plus précisément sur la mort de civils, il avait questionné cette notion. "Par exemple, les milices serbes sont composées uniquement de civils et ce sont quand-même des criminels", avait-il déclaré lors de son audition du 2 juin 2014. La juge d'instruction a évoqué une "forme de chantage" quand Mehdi Nemmouche justifiait son refus de parler par la diffusion d'éléments de l'enquête dans la presse, arguant qu'il souhaitait "que (ses) propos et ceux de (sa) famille ne soient pas divulgués aux plus offrants". (Belga)