Il s'agit de l'épisode de violences le plus meurtrier depuis plusieurs mois dans cette région, l'Etat Rakhine, marqué par de fortes tensions entre musulmans et bouddhistes. Y vivent des dizaines de milliers de Rohingyas, minorité musulmane victimes de fortes discriminations en Birmanie, sans accès aux hôpitaux, aux écoles, au marché du travail. Plus de 20 postes de police ont été attaqués par quelque 150 rebelles rohingyas tôt vendredi. "Cinq policiers ont été tués... Et selon les premières informations, nous avons compté sept corps de terroristes bengalis", ont annoncé les services de la Conseillère d'Etat Aung San Suu Kyi, de facto chef du gouvernement. Les Rohingyas sont considérés comme des immigrés du Bangladesh voisin et appelés à ce titre "bengalis", le terme "rohingya" étant tabou en Birmanie, pays à majorité bouddhiste marqué par l'influence de moines radicaux qui dénoncent les musulmans comme une menace. Plusieurs des postes de police attaqués vendredi, à la frontière avec le Bangladesh, restaient encerclés vendredi dans la journée, selon des sources policières sur place. (Belga)

Il s'agit de l'épisode de violences le plus meurtrier depuis plusieurs mois dans cette région, l'Etat Rakhine, marqué par de fortes tensions entre musulmans et bouddhistes. Y vivent des dizaines de milliers de Rohingyas, minorité musulmane victimes de fortes discriminations en Birmanie, sans accès aux hôpitaux, aux écoles, au marché du travail. Plus de 20 postes de police ont été attaqués par quelque 150 rebelles rohingyas tôt vendredi. "Cinq policiers ont été tués... Et selon les premières informations, nous avons compté sept corps de terroristes bengalis", ont annoncé les services de la Conseillère d'Etat Aung San Suu Kyi, de facto chef du gouvernement. Les Rohingyas sont considérés comme des immigrés du Bangladesh voisin et appelés à ce titre "bengalis", le terme "rohingya" étant tabou en Birmanie, pays à majorité bouddhiste marqué par l'influence de moines radicaux qui dénoncent les musulmans comme une menace. Plusieurs des postes de police attaqués vendredi, à la frontière avec le Bangladesh, restaient encerclés vendredi dans la journée, selon des sources policières sur place. (Belga)