Le bilan est "d'au moins 12 morts, dont le commandant du poste, un capitaine", a affirmé cette source. Un précédent bilan faisait était de 10 soldats tués. Le 17 mars, une attaque djihadiste contre un camp de l'armée à Dioura (centre), près de la frontière avec le Burkina-Faso, avait coûté la vie à près de 30 soldats maliens. Elle avait entraîné une série de manifestations de familles de militaires. Samedi, un Casque bleu égyptien a été tué et quatre membres de son unité blessés par l'explosion d'une mine au passage de leur convoi sur l'axe Douentza-Boni, proche de la frontière avec le Burkina-Faso. Dimanche, "les terroristes sont venus de la forêt du Wagadou", refuge depuis des années des islamistes maliens, a précisé la source sécuritaire, selon qui les assaillants sont arrivés "à moto et à bord de véhicules pick-up". "Ils ont attaqué le camp, des véhicules ont été brûlés, d'autres emportés", a ajouté cette source. "Il y a des morts et des dégâts", a confirmé un militaire malien, sans plus de détails. Des habitants de la localité joints par l'AFP ont raconté la violence de l'assaut. "Les tirs étaient comme la pluie. Les militaires ont été surpris", a confié l'un d'eux. "J'ai vu deux terroristes mettre leurs motos dans le véhicule de l'armée pour repartir avec", a-t-il ajouté. "Il y a une dizaine de morts parmi les militaires, ainsi que des blessés", a assuré un autre habitant, parent d'un soldat. Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France et qui se poursuit. Mais des zones entières du pays échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les djihadistes, dont l'application accumule les retards. (Belga)

Le bilan est "d'au moins 12 morts, dont le commandant du poste, un capitaine", a affirmé cette source. Un précédent bilan faisait était de 10 soldats tués. Le 17 mars, une attaque djihadiste contre un camp de l'armée à Dioura (centre), près de la frontière avec le Burkina-Faso, avait coûté la vie à près de 30 soldats maliens. Elle avait entraîné une série de manifestations de familles de militaires. Samedi, un Casque bleu égyptien a été tué et quatre membres de son unité blessés par l'explosion d'une mine au passage de leur convoi sur l'axe Douentza-Boni, proche de la frontière avec le Burkina-Faso. Dimanche, "les terroristes sont venus de la forêt du Wagadou", refuge depuis des années des islamistes maliens, a précisé la source sécuritaire, selon qui les assaillants sont arrivés "à moto et à bord de véhicules pick-up". "Ils ont attaqué le camp, des véhicules ont été brûlés, d'autres emportés", a ajouté cette source. "Il y a des morts et des dégâts", a confirmé un militaire malien, sans plus de détails. Des habitants de la localité joints par l'AFP ont raconté la violence de l'assaut. "Les tirs étaient comme la pluie. Les militaires ont été surpris", a confié l'un d'eux. "J'ai vu deux terroristes mettre leurs motos dans le véhicule de l'armée pour repartir avec", a-t-il ajouté. "Il y a une dizaine de morts parmi les militaires, ainsi que des blessés", a assuré un autre habitant, parent d'un soldat. Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France et qui se poursuit. Mais des zones entières du pays échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les djihadistes, dont l'application accumule les retards. (Belga)