Interrogée sur France 2 sur la possession par cet homme, Mickaël Harpon, d'une clé USB comportant des vidéos de l'Etat islamique mais aussi les coordonnées de collègues policiers, selon des informations de presse, Sibeth Ndiaye a dit ne pas pouvoir répondre "à ce stade". "Nous disons toujours ce que nous savons au moment où nous le savons", a-t-elle aussi souligné, mais dans cette affaire "je ne peux pas vous garantir aujourd'hui que toutes les informations dont nous disposerons seront rendues publiques car s'il s'agit de protéger notamment des agents français, nous devons évidemment continuer à le faire". "En matière de défense du secret, il me semble que tout ne peut pas être dit, c'est par essence la raison pour laquelle il existe des habilitations au secret défense", a-t-elle insisté. En tout état de cause, "s'il y a eu des choses qui auraient dû être faites qui ne l'ont pas été et qui ont amené à la situation qu'on connaît aujourd'hui, évidemment il faudra des sanctions. Mais avant de se lancer dans une chasse aux sorcières, il faut comprendre ce qui n'a pas fonctionné, le corriger rapidement et ensuite se poser la question des sanctions éventuelles", a-t-elle poursuivi. La porte-parole du gouvernement a également de nouveau défendu Christophe Castaner, un ministre de l'Intérieur "qui fait parfaitement le job". Après l'attaque à la préfecture qui a fait quatre morts dans les rangs des policiers, il sera entendu mardi par la délégation parlementaire au renseignement, à huis clos, puis, mardi également, par la commission des Lois de l'Assemblée nationale, et jeudi par celle du Sénat, auditions ouvertes à la presse et retransmises en direct par les assemblées. Emmanuel Macron, accompagné du Premier ministre Edouard Philippe et des ministres de la Justice Nicole Belloubet et des Armées Florence Parly, doit prononcer un discours à 11H00 dans la cour de la préfecture, où a été abattu Mickaël Harpon, employé comme informaticien. Auparavant, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner remettra la Légion d'honneur, à titre posthume, aux quatre victimes, dont une femme. Le policier stagiaire qui a tué l'assaillant de 45 ans sera également décoré mais à une date ultérieure. (Belga)