Celui-ci se trouve à 2 ou 2+ alors qu'il est à 3 pour l'ensemble du pays. Pour Vincent Gilles, président du SLFP Police, Paul Magnette a compris que "la seule empathie politique n'est pas suffisante aux policiers. Il en faut plus."

"Ce n'est pas à moi de me prononcer à la place de l'Ocam mais c'est difficilement compréhensible", a déclaré Paul Magnette sur La Première. "Personne ne comprend bien pourquoi, alors que des policières ont été agressées, ce niveau de menace est maintenu en dessous du niveau général. Il y a quelque chose qu'il faut que l'Ocam explique ou qu'elle révise son jugement", a-t-il encore ajouté.

Par ces déclarations, Paul Magnette appuie une demande du SLPF Police. "Nous souhaitons que le niveau de le menace pour les policiers soit l'objet d'une réévaluation et que cette réévaluation prenne en compte le contexte actuel et l'état psychologique des policiers", a fait part Vincent Gilles à l'agence Belga.

Même son de cloche du côté de la CSC Police. "Si on sait que la police est visée depuis un moment et que l'Ocam est censé réévaluer la menace, il est interpellant de constater que le niveau de celle-ci n'ait pas été réévalué vers le haut. Ca ne me rassure pas. Comment peut-on encore justifier un niveau 3 pour la population et 2+ pour la police", a déclaré son secrétaire permanent, Stéphane Deldicque.

De manière générale, la SLFP souhaite que le noyau de mesures à prendre, dans le contexte actuel, "soit élaboré en compagnie des syndicats de police et que (les mesures) soient nationales, et avec l'obligation de les mettre en oeuvre", insiste Vincent Gilles.

La question du port d'arme de service en permanence devra également être posée. "Doit-on autoriser les policiers à circuler constamment avec leur arme de service, avec le respect des conditions GPI 48 (normes d'entraînement au tir et tactiques d'entrainement, ndlr)?", s'interroge le président du SLFP Police.

La CSC Police souhaite par ailleurs un "tronc commun contraignant" qu'il conviendra d'appliquer à toutes les zones de police locales. "Comment se fait-il que le canevas sécuritaire diffère d'un commissariat à l'autre? La sécurité des bâtiments doit être renforcée. On a du mal à trouver du personnel pour assurer les missions de surveillance et de sécurité. La corde est tendue", s'inquiète encore Stéphane Deldicque.

Les organisations syndicales, qui rencontreront les autorités compétentes mercredi, souhaitent davantage de concret. "La seule empathie politique n'est pas suffisante aux policiers. Il en faut plus", insiste Vincent Gilles.

Deux policières ont été victimes samedi à Charleroi d'une attaque à la machette par un Algérien de 33 ans, qui séjournait illégalement en Belgique depuis 2012. L'attaque a été revendiquée dimanche par le groupe Etat islamique.

Celui-ci se trouve à 2 ou 2+ alors qu'il est à 3 pour l'ensemble du pays. Pour Vincent Gilles, président du SLFP Police, Paul Magnette a compris que "la seule empathie politique n'est pas suffisante aux policiers. Il en faut plus.""Ce n'est pas à moi de me prononcer à la place de l'Ocam mais c'est difficilement compréhensible", a déclaré Paul Magnette sur La Première. "Personne ne comprend bien pourquoi, alors que des policières ont été agressées, ce niveau de menace est maintenu en dessous du niveau général. Il y a quelque chose qu'il faut que l'Ocam explique ou qu'elle révise son jugement", a-t-il encore ajouté. Par ces déclarations, Paul Magnette appuie une demande du SLPF Police. "Nous souhaitons que le niveau de le menace pour les policiers soit l'objet d'une réévaluation et que cette réévaluation prenne en compte le contexte actuel et l'état psychologique des policiers", a fait part Vincent Gilles à l'agence Belga. Même son de cloche du côté de la CSC Police. "Si on sait que la police est visée depuis un moment et que l'Ocam est censé réévaluer la menace, il est interpellant de constater que le niveau de celle-ci n'ait pas été réévalué vers le haut. Ca ne me rassure pas. Comment peut-on encore justifier un niveau 3 pour la population et 2+ pour la police", a déclaré son secrétaire permanent, Stéphane Deldicque. De manière générale, la SLFP souhaite que le noyau de mesures à prendre, dans le contexte actuel, "soit élaboré en compagnie des syndicats de police et que (les mesures) soient nationales, et avec l'obligation de les mettre en oeuvre", insiste Vincent Gilles. La question du port d'arme de service en permanence devra également être posée. "Doit-on autoriser les policiers à circuler constamment avec leur arme de service, avec le respect des conditions GPI 48 (normes d'entraînement au tir et tactiques d'entrainement, ndlr)?", s'interroge le président du SLFP Police. La CSC Police souhaite par ailleurs un "tronc commun contraignant" qu'il conviendra d'appliquer à toutes les zones de police locales. "Comment se fait-il que le canevas sécuritaire diffère d'un commissariat à l'autre? La sécurité des bâtiments doit être renforcée. On a du mal à trouver du personnel pour assurer les missions de surveillance et de sécurité. La corde est tendue", s'inquiète encore Stéphane Deldicque. Les organisations syndicales, qui rencontreront les autorités compétentes mercredi, souhaitent davantage de concret. "La seule empathie politique n'est pas suffisante aux policiers. Il en faut plus", insiste Vincent Gilles.Deux policières ont été victimes samedi à Charleroi d'une attaque à la machette par un Algérien de 33 ans, qui séjournait illégalement en Belgique depuis 2012. L'attaque a été revendiquée dimanche par le groupe Etat islamique.