Depuis cet été, une centaine de réfugiés campaient au centre de la capitale grecque, sous les mûriers de la place Victoria notamment. La dernière loi sur l'asile, votée en novembre 2019, a réduit drastiquement la période pendant laquelle le logement des réfugiés est pris en charge après avoir obtenu l'asile. Autrefois de six mois, cette période est désormais d'un mois. Les réfugiés ne peuvent plus alors rester dans les camps et les appartements financés par l'UE dans le cadre du programme d'hébergement ESTIA géré par le Haut commissariat aux réfugiés (HCR). Depuis le mois de juin, plus de 11.200 réfugiés étaient ainsi menacés d'expulsion à travers la Grèce, selon le ministère des Migrations. Certains ont été relogés dans des camps, d'autres ont trouvé des solutions par leurs propres moyens, mais beaucoup sont aussi restés à la rue. En raison de l'exaspération des habitants de la place Victoria, et pour "des raisons de sécurité face à la propagation du coronavirus", la mairie d'Athènes a décidé de créer une structure de 500 places pour les réfugiés qui ont déjà obtenu l'asile. Selon l'accord signé jeudi, le ministère des Migrations financera la structure, la mairie d'Athènes s'occupera de sa construction près du camp d'Elaionas, ainsi que de ses besoins (électrification, nettoyage...), et l'OIM aura la gestion du site. La présence de l'OIM est également essentielle pour permettre aux réfugiés de postuler au programme Helios, mis en place par l'organisation, qui leur permet de suivre des cours de grec et de bénéficier d'une allocation pour leur logement. Jusqu'à présent, les embuches bureaucratiques rendaient pour les réfugiés très difficile d'y postuler. "Nous donnons une vraie solution à un réel problème pour ne plus jamais voir des images comme celles que nous avons vues l'été dernier de personnes allongées sur les places et les trottoirs", a déclaré le maire d'Athènes Costas Bakoyannis. "Athènes ces dernières années a porté un poids disproportionné (par rapport à d'autres capitales européennes) dans la crise migratoire", a ajouté l'édile. (Belga)

Depuis cet été, une centaine de réfugiés campaient au centre de la capitale grecque, sous les mûriers de la place Victoria notamment. La dernière loi sur l'asile, votée en novembre 2019, a réduit drastiquement la période pendant laquelle le logement des réfugiés est pris en charge après avoir obtenu l'asile. Autrefois de six mois, cette période est désormais d'un mois. Les réfugiés ne peuvent plus alors rester dans les camps et les appartements financés par l'UE dans le cadre du programme d'hébergement ESTIA géré par le Haut commissariat aux réfugiés (HCR). Depuis le mois de juin, plus de 11.200 réfugiés étaient ainsi menacés d'expulsion à travers la Grèce, selon le ministère des Migrations. Certains ont été relogés dans des camps, d'autres ont trouvé des solutions par leurs propres moyens, mais beaucoup sont aussi restés à la rue. En raison de l'exaspération des habitants de la place Victoria, et pour "des raisons de sécurité face à la propagation du coronavirus", la mairie d'Athènes a décidé de créer une structure de 500 places pour les réfugiés qui ont déjà obtenu l'asile. Selon l'accord signé jeudi, le ministère des Migrations financera la structure, la mairie d'Athènes s'occupera de sa construction près du camp d'Elaionas, ainsi que de ses besoins (électrification, nettoyage...), et l'OIM aura la gestion du site. La présence de l'OIM est également essentielle pour permettre aux réfugiés de postuler au programme Helios, mis en place par l'organisation, qui leur permet de suivre des cours de grec et de bénéficier d'une allocation pour leur logement. Jusqu'à présent, les embuches bureaucratiques rendaient pour les réfugiés très difficile d'y postuler. "Nous donnons une vraie solution à un réel problème pour ne plus jamais voir des images comme celles que nous avons vues l'été dernier de personnes allongées sur les places et les trottoirs", a déclaré le maire d'Athènes Costas Bakoyannis. "Athènes ces dernières années a porté un poids disproportionné (par rapport à d'autres capitales européennes) dans la crise migratoire", a ajouté l'édile. (Belga)