Ce recours en annulation, déposé devant la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) le 10 février par la candidate Front National (extrême droite) à la présidentielle française, s'accompagne d'un recours en référé demandant en urgence la suspension de cette décision, a détaillé cette source. Le Parlement européen, qui s'appuie sur une enquête de l'Olaf, l'organisme antifraude de l'UE, considère que le salaire de Catherine Griset, embauchée comme assistante parlementaire pour le mandat européen de Mme Le Pen entre 2010 et 2016, n'était pas justifié car elle aurait travaillé uniquement pour le Front national en France. Il réclame 298.400 euros à l'eurodéputée, somme que Mme Le Pen a refusé de rembourser. En conséquence, la Parlement a décidé de ponctionner une partie de son salaire à partir du mois de février. Outre Mme Griset --mise en examen (inculpée) par la justice française dans cette affaire--, les sommes perçues pour rémunérer comme assistant Thierry Légier, son garde du corps, font aussi l'objet d'une procédure de recouvrement, qui devrait débuter ultérieurement, pour un montant de plus de 41.500 euros. Trois autres eurodéputés FN, dont Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch, également soumis à des retenues sur salaires pour des faits similaires, avaient eux aussi déposé un recours devant la CJUE pour suspendre l'exécution de ces recouvrements. Cette demande a été rejetée le 16 février par la Cour, qui a constaté "l'absence d'urgence". Le référé de Marine Le Pen, qui soulève les mêmes arguments, a donc "toutes les chances d'être rejeté" lui aussi, a estimé la source proche du dossier. Le recours en annulation ne sera jugé sur le fond que dans plusieurs mois. En France, le parquet de Paris, saisi par le Parlement européen, a confié à des juges d'instruction l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs des assistants FN. (Belga)

Ce recours en annulation, déposé devant la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) le 10 février par la candidate Front National (extrême droite) à la présidentielle française, s'accompagne d'un recours en référé demandant en urgence la suspension de cette décision, a détaillé cette source. Le Parlement européen, qui s'appuie sur une enquête de l'Olaf, l'organisme antifraude de l'UE, considère que le salaire de Catherine Griset, embauchée comme assistante parlementaire pour le mandat européen de Mme Le Pen entre 2010 et 2016, n'était pas justifié car elle aurait travaillé uniquement pour le Front national en France. Il réclame 298.400 euros à l'eurodéputée, somme que Mme Le Pen a refusé de rembourser. En conséquence, la Parlement a décidé de ponctionner une partie de son salaire à partir du mois de février. Outre Mme Griset --mise en examen (inculpée) par la justice française dans cette affaire--, les sommes perçues pour rémunérer comme assistant Thierry Légier, son garde du corps, font aussi l'objet d'une procédure de recouvrement, qui devrait débuter ultérieurement, pour un montant de plus de 41.500 euros. Trois autres eurodéputés FN, dont Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch, également soumis à des retenues sur salaires pour des faits similaires, avaient eux aussi déposé un recours devant la CJUE pour suspendre l'exécution de ces recouvrements. Cette demande a été rejetée le 16 février par la Cour, qui a constaté "l'absence d'urgence". Le référé de Marine Le Pen, qui soulève les mêmes arguments, a donc "toutes les chances d'être rejeté" lui aussi, a estimé la source proche du dossier. Le recours en annulation ne sera jugé sur le fond que dans plusieurs mois. En France, le parquet de Paris, saisi par le Parlement européen, a confié à des juges d'instruction l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs des assistants FN. (Belga)